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A la une / International

Détenus du Hirak du Rif

Le procès de Nasser Zefzafi reprend à Casablanca

Le procès de Nasser Zefzafi, le leader du mouvement de contestation qui avait secoué l’an dernier la ville d’Al-Hoceima et toute la région marocaine du Rif, a repris vendredi à Casablanca. Détenu avec 53 autres militants ou sympathisants du mouvement du Hirak appelés à la barre dans ce procès-fleuve, qui s'est ouvert à la mi-septembre devant la chambre criminelle près la cour d’appel de Casablanca, cette audience a été marquée par la diffusion de conversations téléphoniques entre Nasser Zefzafi et des Marocains de la diaspora présentés comme des “séparatistes”. Des dizaines d’échanges ont été interceptés par la police avant son arrestation. Les propos en dialecte rifain — souvent décousus et incompréhensibles — étaient présentés comme accablants dans le procès-verbal dressé par la police judiciaire. À la barre, Nasser Zefzafi a dénoncé “les approximations de la traduction” et “la falsification  du procès-verbal”. Selon lui, les échanges ont été “coupés et sortis de leur contexte”. “Si la traduction est approximative, le jugement le sera également”, a-t-il lancé au président de la cour d’appel. Nasser Zefzafi, devenu figure de proue de la contestation avec ses harangues publiques et ses attaques contre “l’État corrompu”, doit encore être entendu la semaine prochaine avant de laisser place à un autre militant du mouvement, Nabil Ahamjik, qui sera le dernier à comparaître. Quelque 31 témoins seront ensuite entendus, avant les plaidoiries de la partie civile (l'État) et le réquisitoire du substitut du procureur général. Le verdict est attendu d’ici “un mois et demi ou deux”, selon des avocats de Nasser Zefzafi. Environ 450 personnes, selon des associations, ont été arrêtées pendant les événements déclenchés par la mort tragique d’un vendeur de poissons broyé dans une benne à ordures.

M. T.


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