Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / International

Des milliers d’Iraniens ont manifesté hier contre les troubles

Le régime de Téhéran organise la riposte !

Des milliers de manifestants défilent sur un pont d’Ahvaz, en Iran. ©D. R.

Faut-il attribuer ces troubles à une minorité, comme le laissent penser les rassemblements de plusieurs milliers d’Iraniens hier dans de nombreuses villes du pays pour soutenir le régime de Téhéran ?

La Télévision publique iranienne a retransmis en direct hier des images montrant des dizaines de milliers de manifestants battant le pavé dans plusieurs villes du pays pour condamner les troubles qui agitent le pays depuis près d’une semaine. Après une nuit plus calme que les précédentes à Téhéran et dans les villes de province, des milliers d’Iraniens, munis de banderoles dénonçant les “fauteurs de troubles”, et scandant des slogans en faveur du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, mais aussi “Mort à l’Amérique” ou “Mort à Israël”, ont déferlé dans les rues de la capitale et d’autres villes comme Ahvaz (sud-ouest), Arak (centre), Ilam (ouest), Gorgan (nord), ou encore Kermanshah (ouest). Pour rappel, les troubles, qui ont été marqués jusqu’à présent par la mort de 21 personnes, en majorité des manifestants, et des centaines d’arrestations, ont été attribués par le président Hassan Rohani à une “petite minorité”. Il avait également assuré que le peuple allait leur répondre, tout en soulignant que le pouvoir allait, si nécessaire, mobiliser des millions de personnes pour faire cesser les violences. Par ailleurs, un porte-parole des Gardiens de la révolution  iranienne, Ramadan Charif a déclaré à la chaîne satellitaire iranienne al-Mayadeen  que “la situation à Téhéran et dans le reste des autres villes iraniennes est sous contrôle, et donc nul besoin d’intervenir dans les événements récents”. Selon des journalistes de l’agence AFP, la nuit de mardi à mercredi a été relativement calme à Téhéran, qui avait connu de petites manifestations les trois nuits précédentes, et le déploiement policier était aussi moins visible que les jours précédents. Ceci étant, les autorités iraniennes accusent les Moudjahidine du peuple d’alimenter les violences et d’être liés à l’Arabie Saoudite, rivale régionale de l’Iran dans la région. D’ailleurs, dans un entretien téléphonique avec son homologue français Emmanuel Macron, le président iranien a demandé au gouvernement français de prendre des mesures contre les activités de ce “groupe terroriste” iranien basé en France et impliqué selon lui dans les récentes manifestations. De son côté, le président du tribunal de la révolution islamique à Téhéran a affirmé que “l’ennemi cherche à saboter la stabilité du pays en infiltrant des agents à l’intérieur du pays” ajoutant que “tous ceux qui ont été arrêtés seront jugés pour avoir menacé directement la sécurité nationale du pays et pour avoir détruit les biens publics”. Il a averti : “Nous n’allons pas traiter les détenus comme des gens qui ont revendiqué des droits mais comme des gens qui visent essentiellement à saper le pouvoir”. Le magistrat a notamment précisé que “plus les émeutes se prolongent et plus les sanctions vont se renforcer contre ceux qui sont impliqués. À ce titre, tous ceux qui ont été arrêtés après le troisième jour des émeutes seront sévèrement punis”.

Merzak Tigrine


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER