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A la une / International

Xénophobie, racisme et rejet des réfugiés

Le retour des nationalismes inquiète les Nations unies

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al-Hussein, a tiré la sonnette d’alarme sur le danger du retour des nationalismes à travers le monde, lors de son allocution à une réunion du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève, la dernière session à laquelle il intervient à deux mois de la fin de son mandat. “Pourquoi la Déclaration universelle, de même que le corpus complet du droit des droits de l’homme adopté après elle, sont victimes de telles attaques de nos jours – non seulement de la part d’extrémistes, comme les takfiris, mais aussi de dirigeants autoritaires, de populistes, de démagogues, de relativistes culturels, de certains universitaires occidentaux – et même de fonctionnaires des Nations unies ?”, s’est-il interrogé, affirmant que “les Nations unies étaient symptomatiques de la situation internationale et d’un phénomène plus large”. “J’ai compris que notre mémoire est faible, que pour certaines personnes l’histoire n’importe que si elle peut être utilisée à des fins politiques. Ces gens ne la voient pas comme un service rendu à une meilleure compréhension de l’humanité”, a-t-il ajouté. “N’est-il pas vrai que d’un point de vue historique, la force la plus destructrice pour le monde ait été le nationalisme, porté aux extrêmes par des chefs égoïstes et sans scrupule et amplifié par des idéologies de masse opposées aux libertés ? Les Nations unies ont été créées pour éviter le retour de ces idéologies, et le nationalisme est le contraire et l’ennemi des Nations unies”, a-t-il estimé. “Pourquoi donc rester silencieux face à sa résurgence, pourquoi les Nations unies ne disent-elles rien ?”, s’est interrogé le Haut-Commissaire. Il a rappelé que “la raison d’être des Nations unies était de protéger la paix, les droits, la justice et le progrès social et que ses principes de fonctionnement étaient donc clairs : la paix n’est possible qu’en poursuivant le contraire du nationalisme, lorsque les États travaillent ensemble et pour le bien commun”, a insisté M. Zeid.                                      

L. M.


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