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A la une / International

Alors que les affrontements tribaux embrasent le sud

Le spectre d’un retour de Daech plane sur la Libye

António Guterres, secrétaire général de l'ONU. © D.R.

Des experts sécuritaires et des rapports des services de renseignements de plusieurs pays ont déjà averti sur la réinstallation en Libye des terroristes revenus de Syrie et d’Irak.

Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antonio Guterres, a affirmé hier que le groupe terroriste autoproclamé État islamique (Daech) est toujours actif en Libye, ont rapporté les médias libyens. “Le groupe terroriste Daech est toujours actif en Libye et garde intactes ses capacités de frappe et peut mener des attaques complexes, même s’il ne contrôle plus des territoires dans le pays”, a-t-il indiqué, repris par la chaîne de télévision Qanat Libya. “Il existe des cellules dormantes dans plusieurs régions du pays, dont certaines sont établies dans l’Ouest libyen”, a-t-il précisé, ajoutant que “la présence de Daech en Libye a été renforcée par l’arrivée massive de combattants étrangers, après leur fuite de Syrie et d’Irak, en intensifiant ses mouvements vers son ancien fief Syrte”. Ces déclarations interviennent dans un contexte d’impasse politique en Libye, mais aussi au milieu d’un chaos sécuritaire qui perdure avec la reprise des violences intertribales dans le sud-ouest depuis plusieurs jours. Des affrontements qui ont fait des dizaines de civils à Sabha (770 km au sud de Tripoli) parmi les combattants de la tribu d’Ouled Slimane et les Toubous. Profitant de cette situation, Daech tente de se réorganiser pour la reconquête du terrain perdu, après avoir été défait à Syrte, la ville natale de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, et à Derna, près de la frontière égyptienne. D’ailleurs, les autorités parallèles de l’Est libyen, Basées à Tobrouk, ont entamé des discussions avec les autorités égyptiennes pour mener des opérations conjointes à Derna, où le controversé maréchal Khalifa Haftar éprouve du mal à avancer seul. Parallèlement, des discussions sont également menées entre Le Caire et Moscou concernant la question sécuritaire libyenne, ont indiqué des sources des deux pays. Une réunion d’évaluation de la situation en Libye a eu lieu en début de semaine au Caire entre l’envoyé spécial russe au Proche-Orient, Mikhail Bougdanov, et le vice-ministre égyptien des Affaires étrangères Amrou Ramdane, a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères. Les deux parties ont estimé qu’il est nécessaire d’unir les efforts pour résoudre cette crise en Libye, mais ils ont insisté sur le règlement politique du conflit, ont ajouté les mêmes sources. Le diplomate russe a expliqué que Daech menace toute la région de l’Afrique du Nord et au-delà, soulignant que la lutte contre cette organisation terroriste doit se faire dans les meilleurs délais et à l’intérieur même de la Libye, pour éviter tout débordement vers les pays voisins. Par ailleurs, le chef du groupe de contact russe en Libye, Lev Dengov, a déclaré à l’agence de presse moscovite Sputnik News que son pays “reste équilibré” avec les parties libyennes, ajoutant que la Russie avait été saisie pour apporter son soutien à la Libye par les deux autorités de l’Est et de l’Ouest. “Il [Khalifa Haftar, ndlr] nous demande toujours de l'aide militaire, il s'adresse à nous pour des questions d'armement et de formation dans les domaines militaires”, a rappelé Lev Dengov au cours d'une conférence internationale organisée par le Club de discussion Valdaï, lit-on sur Sputnik News. “Et le gouvernement d'entente nationale lui aussi. Nous avons accueilli récemment le chef de la Garde présidentielle qui nous a également adressé des requêtes relevant du secteur technico-militaire. Ils nous demandent tous de l'aide militaire. Mais aujourd'hui, grâce au ministère des Affaires étrangères et aux estimations du Président, nous avons élaboré une position à égale distance de chacun”, a-t-il ajouté.


Lyès Menacer
 


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1 réactions
Brahms le 03/03/2018 à 3h22

Il faut présenter la facture des dégâts, des morts et des blessés à Messieurs Sarkozy + Cameron + Bernard Henry Lévy + Cheikh Al Thani qui a lâché plein de millions aux tribus pour lancer la révolte contre le Colonel Kadhaffi. Il fallait donc penser aux conséquences bien avant. Venir se plaindre maintenant à quoi cela servira ? Depuis 2011 c'est le bazar, l'argent du Colonel Kadhaffi 360 M€ servira à reconstruire le pays et tout cet argent repartira dans les poches des américains et européens.

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