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A la une / International

Sommet historique entre Donald Trump et Vladimir Poutine à Helsinki

Le surprenant optimisme du président amériain

Vladimir Poutine (à gauche), président de la Russie, et son homologue américain Donald Trump. © D.R.

Deux heures d’entretien à huis clos entre les deux dirigeants des deux superpuissances au cours desquelles les deux hommes ont passé en revue les différends entre Moscou et Washington.

Un sommet historique a réuni hier le président des États-Unis, Donald Trump, et son homologue russe Vladimir Poutine, à l’issue duquel le locataire de la Maison-Blanche a déclaré que cette rencontre était un bon début, avant le début de la réunion élargie aux membres des deux délégations. “Je pense que c’est un bon début. C’est un très très bon début pour tout le monde”, a noté Donald Trump. Mais les déclarations incendiaires et très versatiles auxquelles le locataire de la Maison-Blanche a habitué la presse atténuent quelque peu cet optimisme quant à l’évolution des relations russo-américaines. L’interrogation est de mise, d’autant plus que le successeur de Barack Obama se signale par une agressivité surprenante avec ses alliés européens, notamment au cours du récent sommet de l’OTAN à Bruxelles.
A contrario, il adopte une attitude conciliante avec des pays qu’il qualifie d’ennemis, comme c’est le cas de la Corée du Nord, avec laquelle Washington semble sur le point d’aboutir à une solution sur son arsenal nucléaire. Trump donne l’impression d’adopter la même stratégie avec la Russie, qu’il avait classée la veille de ce sommet d’Helsinki parmi les “ennemis” des États-Unis. En effet, il a changé de langage avant le début de sa rencontre avec Poutine en déclarant : “Je crois que le monde entier souhaite voir nos deux grandes puissances nucléaires réconciliées.” “Nous sommes deux pays qui possèdent plus de 90% du potentiel nucléaire et ce n'est pas bien. Nous devons tout faire pour améliorer la situation dans ce domaine”, a-t-il également souligné.
Se prêtant à ce jeu, le patron du Kremlin a affirmé avant le début des entretiens à huis clos : “Nous poursuivons nos contacts en permanence. Nous avons parlé au téléphone et nous avons tenu plusieurs rencontres en marge des forums de plusieurs organisations internationales. Le temps est venu de parler de nos relations sur le fond et des points sensibles dans le monde.” Dans le même ordre d’idées, Trump a ajouté : “Nous mènerons des discussions sur l'ensemble des dossiers : du commerce aux questions militaires, des missiles et dossiers nucléaires aux relations avec la Chine. Nous parlerons de notre ami commun Xi Jinping.” Une manière de dire qu’il était ouvert à la discussion sur toutes les
questions.
Il n’en demeure pas moins que le très atypique président américain, qui agit beaucoup plus comme un homme d’affaires qu’un politicien, reste un vis-à-vis très imprévisible pour les dirigeants des autres pays qu’il ne cesse de surprendre par ses volte-face. C’est pourquoi il faut se garder d’émettre un jugement définitif sur les engagements de Trump.


Merzak Tigrine

 


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