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A la une / International

Massacre de 49 fidèles musulmans en Nouvelle-Zélande

Le tueur au centre de plusieurs enquêtes

Brenton Tarrant, l’auteur de l’attentat, dans un tribunal de Christchurch. © D.R

Selon la Première ministre néo-zélandaise, le terroriste de l’extrême droite aurait tué davantage de monde sans l’intervention des deux policiers, qui sont intervenus une demi-heure après le début du massacre.

Un tribunal néo-zélandais a inculpé hier pour “meurtre” l’extrémiste australien, Brenton Tarrant, qui a froidement tué vendredi 49 personnes dans deux mosquées à Christchurch. Le meurtrier demeurera en détention jusqu’à une prochaine audience fixée au 5 avril. La même source a indiqué que quatre personnes, dont trois hommes et une femme, ont été interpelées en lien avec l’affaire. Parallèlement à l’enquête menée en Nouvelle-Zélande, les autorités bulgares et turques ont annoncé vendredi enquêter également sur les séjours effectués en Bulgarie en novembre 2018 et à Ankara par ce terroriste. Selon le dernier bilan, qui peut encore augmenter, trente-neuf personnes sont toujours hospitalisées pour des blessures reçues lors du carnage. Parmi les blessés figurent un garçon de deux ans et une fillette de quatre ans, évacuée dans un état critique vers un plus grand établissement. Il faut dire que les autorités néo-zélandaises ne comprennent pas. Pourquoi le carnage commis vendredi dans deux mosquées de Christchurch a-t-il eu lieu dans ce pays du Pacifique Sud, qui passe pour un des plus paisibles du monde ? Cette tragédie a provoqué une onde de choc en Nouvelle-Zélande, un pays de cinq millions d’habitants dont 1% de musulmans, un archipel connu pour sa douceur de vivre, sa tradition d’accueil et sa faible criminalité, avec une cinquantaine de meurtres par an seulement. En 36 minutes, le temps qu’aura duré le carnage de vendredi, tout a basculé. Cela amène les responsables de ce pays à lancer une enquête approfondie sur le tueur et à envisager des mesures à même de prévenir ce genre de drames. La Première ministre néo-zélandaise, qui a qualifié de “terroriste” cette double attaque, s’est engagée hier à durcir les lois sur le port d’armes. “L’attaquant était détenteur d’un permis de port d’armes (...) acquis en novembre 2017”, a précisé Jacinda Ardern lors d’une conférence de presse. L’homme, âgé de 28 ans, avait acheté deux fusils semi-automatiques, deux fusils de chasse et un fusil à pompe, a-t-elle précisé. “Le simple fait (...) que cet individu ait acheté un permis et acquis des armes de ce type, cela me fait dire que les gens vont vouloir que cela change, et je m’y engage”, a-t-elle expliqué. “Je peux vous dire une chose, nos lois sur les armes vont changer”, a-t-elle ajouté. Hier, le responsable de la police néo-zélandaise, Mike Bush, a demandé à toutes les mosquées du pays de fermer leurs portes et a appelé les citoyens à rester éloignés des mosquées. Par ailleurs, plusieurs villes américaines ont renforcé la sécurité de leurs mosquées vendredi à la suite de cette attaque, appelant la population à signaler tout individu suspect. Le Canada, la Grande-Bretagne et la France ont fait de même quelques heures après ce carnage, un des effets des discours politiques haineux dans plusieurs capitales occidentales.
Les réactions internationales ont continué hier encore à fuser pour dénoncer cet acte ignoble et exprimer aussi leur tristesse et soutien à la communauté musulmane dans le monde.

 


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