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A la une / International

37e session du Conseil des droits de l’Homme

Le veto du Conseil de sécurité pointé du doigt

Le prince Zeid Ra'ad Zeid Al-Hussein, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme. © D.R.

Une réforme du Conseil de sécurité est régulièrement exigée par les pays membres de l’ONU, mais elle tarde à voir le jour.

Le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a dénoncé hier le recours abusif au droit de veto par certains pays membre du Conseil de sécurité de l’ONU, dans sa déclaration d’ouverture à la 37e session du Conseil des droits de l’homme à Genève. Selon lui, le veto de certains pays est à l’origine de l’aggravation des violences et des conflits dans certains pays, dénonçant ce qu’il qualifie “d’abattoirs humains”  en Syrie, en République démocratique du Congo, au Burundi, au Yémen et en Birmanie. Sur un ton ferme, il a ajouté que “si ceux qui sont criminellement responsables”, sont “ceux qui tuent et ceux qui mutilent”, mais “la responsabilité de la poursuite de tant de souffrances incombe aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU”.  Selon lui, “tant que le veto est utilisé par eux pour bloquer toute unité d’action, quand cela est le plus nécessaire, quand cela peut réduire les souffrances extrêmes des innocents, alors ce sont eux - les membres permanents - qui doivent répondre devant les victimes”. “La Ghouta orientale, les autres zones assiégées en Syrie, Ituri et les Kasais en RDC, Taiz au Yémen, Burundi, le nord de Rakhine au Myanmar sont devenus l'un des abattoirs les plus prolifiques de l’homme ces derniers temps, parce que pas assez n’a été fait, assez tôt et collectivement, pour empêcher les horreurs montantes”, a souligné Zeid Ra’ad Al Hussein dans son allocution. À l’instar du secrétaire général des Nations unies, qui a exigé hier que la trêve de 30 jours décidée samedi par le Conseil de sécurité soit “immédiatement appliquée” en Syrie, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein reste prudent sur la question tant que les raids aériens se poursuivent sur la Ghouta orientale.
S’il a quelque épargné la France et la Grande-Bretagne, qui faisaient un usage restreint de ce droit, le responsable onusien a lancé un appel en direction de la Chine, la Russie et des États-Unis à “les rejoindre et à mettre fin au recours pernicieux du veto”. Zeid Ra’ad Al Hussein a estimé que “certains États considèrent les droits de l’homme comme une valeur secondaire - beaucoup moins importante que la croissance du PIB ou la géopolitique. Alors que c’est l’un des trois piliers de l’ONU, il n’est tout simplement pas considéré comme l’égal des deux autres”. Il a cité les cas de Nabeel Rajab, condamné à cinq ans pour avoir allégué avoir été torturé  et de l’adolescente palestinienne Ahed Tamimi, âgée de 17 ans, qui est jugée pour 12 chefs d'accusation pour avoir giflé un soldat en train d’exécuter une occupation étrangère, et des journalistes emprisonnés en grand nombre en Turquie, pour illustrer les cas de violations des droits de l’homme à travers le monde.
Selon lui, c’est l’accumulation des violations non résolues des droits de l'homme comme les cas cités, et non un manque de croissance du PIB, qui déclenchera les conflits susceptibles de briser le monde.


Merzak Tigrine

 


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