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A la une / International

Grève, routes et trains bloqués à l'appel d'indépendantistes

Les Catalans maintiennent la pression sur Madrid

Des groupes de manifestants ont forcé un barrage policier pour descendre sur les voies et empêcher la circulation des trains. ©D. R.

Les manifestants exigent la libération des détenus politiques catalans, dont certains risquent des peines d’emprisonnement allant de 15 à 30 ans de prison ferme.

La Catalogne a vécu hier une nouvelle journée de contestation qui a été marquée, dès l’aube, par une grève générale, accompagnée par la fermeture de nombreux axes routiers et ferroviaires, selon des médias locaux et les agences de presse. Cette action s’est déroulée à l’initiative du Comité de défense de la République (CDR) catalane et l'organisation intersyndicale indépendantiste (CSC) qui ont appelé les habitants de la région à se mobiliser contre la détention par Madrid de plusieurs membres du gouvernement régional catalan (Generalitat) dissous, ont rapporté les journaux locaux. Ainsi, une grande partie des axes routiers (autoroutes surtout) ont été fermés à la circulation dès six heures, a rapporté l’ARA, un quotidien catalan en ligne. “À partir de midi, les CDR ont demandé que les manifestations soient concentrées aux points frontaliers” avec le reste de l’Espagne, a souligné le journal catalan. Ainsi, l'autoroute AP-7, qui longe la côte méditerranéenne espagnole et relie l'Andalousie à la frontière française, et l'autoroute A-2 reliant Barcelone à Madrid, ont été fermées très tôt, ont rapporté d’autres sources. Mardi, ce sont plus de 200 maires catalans à avoir manifesté à Bruxelles pour dénoncer l’instrumentalisation de la justice espagnole dans cette crise qui secoue l’Espagne depuis les violences policières contre des électeurs catalans lors du référendum d’indépendance qui s’est déroulé le 1er octobre, alors que Madrid l’avait jugé illégal. D’ailleurs, hier, la Cour constitutionnelle a annulé définitivement la déclaration unilatérale d’indépendance de la Catalogne qui a été adoptée à Barcelone le 27 octobre dernier par le Parlement catalan, ont rapporté les médias espagnols. “La déclaration d'indépendance du 27 octobre a été déclarée nulle et inconstitutionnelle”, a-t-elle déclaré à l'issue de la séance où les magistrats de la Cour ont rendu cet arrêt, a rapporté l’AFP. Réfugié en Belgique, le président de la Generalitat, Carles Puigdemont a dénoncé un “coup d’État” contre sa région dans une requête qu’il a adressée à l’Union européenne à Bruxelles. Pour rappel, M. Puigdemont est sous le coup d’un mandat d’arrêt européen depuis le 30 octobre et il a déjà été entendu, avec quatre autres dirigeants de son gouvernement destitué, par le parquet belge le 2 novembre avant d’être relâché, en attendant de rendre sa décision finale dans deux semaines. En début d’après-midi, le Premier ministre belge, Charles Michel, a affirmé devant les députés qu’“il y a une crise politique en Espagne, pas en Belgique”, a rapporté l’agence de presse officielle Belga. “Il y a dans quelques semaines des élections, non pas en Belgique mais en Espagne. J'espère qu'elles seront un rendez-vous démocratique afin d'offrir un message clair, (permettre) des accords politiques en Espagne”, a-t-il ajouté. Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, s’est exprimé lui aussi devant le Parlement à Madrid en défendant l’application de l’article 155 de la Constitution qui lui a permis de mettre sous tutelle la région autonome de Catalogne. Tout en se disant “en faveur du dialogue”, Mariano Rajoy affirme rester “convaincu que les élections du 21 décembre ouvriront une étape de cohabitation, d’amélioration économique et de respect des lois”, ont rapporté les médias locaux.

Lyès Menacer


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