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A la une / International

Alors que Madrid maintient la pression en actionnant la justice

Les Catalans tiennent à leur indépendance

Carles Puigdemont, président du gouvernement régional de Catalogne, en conférence de presse, hier, à Bruxelles. ©D. R.

Au moment où les autorités espagnoles continuent de mettre en œuvre leurs mesures de sanctions contre les Catalans, le président du gouvernement régional de Catalogne dénonce la “violence” de Madrid.

Le leader catalan et non pas moins président de la Generalitat (gouvernement régional de Catalogne) a affirmé que sa présence en Belgique n’a aucun lien avec une quelconque éventuelle demande d’exil, alors que la Cour constitutionnelle espagnole a annoncé hier après-midi la suspension de la déclaration proclamant l’indépendance de la Catalogne. “Je ne suis pas ici pour demander l’asile politique”, a déclaré Carles Puigdemont, lors d’une conférence de presse à Bruxelles, où il explique sa présence par son besoin d’être “libre et (en) sécurité”, ont rapporté les médias belges.
Le leader catalan qui encourt 30 ans de prison pour “rébellion”, s’il venait à être condamné par Madrid, a dénoncé justement la “politisation de la justice espagnole et son absence d’impartialité”, affirmant que l’“on ne peut pas construire une république de tous par la violence”. Pour lui, “dans ces conditions la négociation est impossible”, a rapporté Le Soir, le quotidien bruxellois. La même justice espagnole a d’ailleurs annoncé hier que la présidente destituée du Parlement catalan, Carme Forcadell, allait être prochainement convoquée devant la Cour suprême en vue de son inculpation après la déclaration d'indépendance de la région espagnole, a annoncé, hier à l'AFP, une source judiciaire. Cinq autres membres du bureau des présidents du Parlement catalan le seront aussi, selon la même source, précisant que ces derniers seront entendus les 2 et 3 novembre.
C’est entre autres pour cette raison que Carles Puigdemont affirme s’être rendu en Belgique pour “mettre en évidence le problème catalan au cœur des institutions européennes et dénoncer la politisation de la justice espagnole”. Et de réaffirmer encore sa volonté à respecter le résultat des urnes lors du prochain scrutin régional convoqué par le Premier ministre Mariano Rajoy en Catalogne, après avoir mis sous tutelle cette région. “Nous respecterons le résultat des élections du 21 décembre”, a ajouté M. Puigdemont, soulignant : “Nous serons les plus forts sur le terrain de la démocratie, nous ne voulons pas gagner en faisant usage de la force… C’est un défi démocratique.” Démis de ses fonctions par Madrid le 27 octobre dernier, quelques heures après la proclamation unilatérale de la “république” indépendante de Catalogne, le dirigeant indépendantiste s'est rendu en Belgique dès lundi. La région est désormais officiellement administrée par la vice-présidente du gouvernement de Madrid, Soraya Saenz de Santamaria. Mais cela ne signifie pas que les Catalans ont renoncé à leur idéal indépendantiste, rejeté en chœur par les pays voisins et une partie des membres de l’Union européenne.

Lyès Menacer


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