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A la une / International

En grève de la faim depuis trois semaines

Les détenus du Hirak rifain en danger de mort

L’un des prisonniers en grève de la faim. © D.R.

Après l’alerte donnée par l’Observatoire marocain des prisons sur la dégradation de l’état de santé des détenus rifains en grève de la faim, c’est au tour de leurs avocats de mettre en garde contre les lourdes conséquences qui en découleront.

Les détenus du Hirak du Rif en grève de la faim ont cessé de s’alimenter depuis trois semaines, et depuis quelques jours plusieurs d’entre eux auraient aussi arrêté de boire et de manger du sucre. Cela suscite l’inquiétude de leurs avocats, dont certains ne leur rendent plus visite afin de ne pas les fatiguer davantage. Cette inquiétude est partagée par l’Observatoire marocain des prisons, qui a demandé aux autorités pénitentiaires marocaines d’assurer un suivi quotidien de la situation des grévistes de la faim. Cette organisation non gouvernementale évoque, selon le site d’information marocain “le Desk”, le cas des prisonniers d’Al-Hoceima, qui ont été transférés vers les prisons de Casablanca, Taza, Fès et Taourirt. Elle a d’ailleurs fait état d’une trentaine de grévistes de la faim, dont l’état de santé s’est sérieusement détérioré. “Après la grève de l’eau, depuis 5 jours, l'un des détenus perd de façon répétée conscience. Il y a aussi le cas d’un autre prisonnier qui, après 12 jours de grève, vomit du sang plusieurs fois. Un autre détenu saigne également du nez de façon répétée”, a affirmé Abdellah Mousseddad, secrétaire général de l’Observatoire marocain des prisons, dans des déclarations rapportées par Radio France Internationale. L’Observatoire marocain des prisons demande à l’administration pénitentiaire de ne pas faire pression sur les grévistes de la faim, de ne pas les menacer, leur garantir un suivi quotidien et à respecter la dignité de leurs proches. Selon la même source, ils seraient 37 détenus du Hirak du Rif, dont le n°2 de ce mouvement de contestation, Nabil Ahamjik, à observer cette grève de la faim. L’activiste Mohammed Jelloul et le journaliste Hamid El-Mahdaoui font aussi partie des grévistes de la faim. Concernant ce dernier, “le siteinfo” a indiqué hier que sa femme, Bouchra El-Kounchafi, a annoncé qu’il a interrompu sa grève de la faim. “Sa décision de suspendre sa grève est intervenue après de longues et multiples discussions avec le Comité de la défense et en réponse aux appels et sollicitudes lui demandant de prendre en considération son état de santé qui s’est gravement détérioré. D’autant plus qu’il a commencé à souffrir d’une baisse de tension et d’un taux de diabète élevé”, ajoute la même source. D’après les avocats des grévistes de la faim, leur revendication est essentiellement politique. Ils réclament la libération sans condition de tous les détenus du mouvement et l’amélioration des conditions socioéconomiques des habitants du Rif.

Nawal Benaïssa poursuivie pour “appel à la sédition”
Une des figures de proue du mouvement de contestation rifain, Nawal Benaïssa, a été entendue durant plusieurs heures par la police d’Al-Hoceima, par le procureur général d’Al-Hoceima, avant qu’elle ne soit relâchée. Le magistrat a décidé, lundi 25 septembre, de poursuivre en justice Nawal Benaïssa en état de liberté provisoire pour “appel à la sédition” en vertu de l'article 299 du code pénal. C’est l’intéressée qui a confirmé l’information à “H24info” au téléphone. “On m'a arrêtée depuis ma maison dans une voiture de police (...) l'interrogatoire a duré de 13h à 21h”, a-t-elle confié. Le premier procès de Nawal Benaïssa est prévu le 23 octobre prochain.          

                                                                      
M. T.

 


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