Scroll To Top
FLASH
  • L'Algérie a enregistré 219 nouveaux cas de coronavirus (Covid-19) et 5 décès durant les dernières 24 heures
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / International

plus d’une dizaine de manifestants tués durant le week-end

Les dirigeants irakiens coupables d’une répression criminelle

Les manifestants irakiens face à la répression des autorités. © D.R

La désobéissance civile s’amplifie et s’étend à tout le pays. Écoles, départements universitaires et institutions officielles ont été fermés dans plusieurs villes du pays. 

Douze manifestants au moins ont été tués par balles réelles à Bagdad, la capitale, et à Nasiriyah (sud du pays), samedi soir et hier, alors que 107 personnes ont été blessées, certaines grièvement, selon des sources médicales, citées par des médias locaux. Le bilan de la répression déjà très lourd, au moins 350 manifestants ont été tués depuis le début de la contestation, risque de s’alourdir encore avec l’intensification de la répression menée par les forces de l’ordre. 

Ces dernières sont régulièrement pointées du doigt en raison de  l’usage, entre autres, d’armes lourdes et de bombes lacrymogènes mortelles contre les manifestants pacifiques qui continuent malgré cette brutalité d’investir massivement toutes les rues du pays. Hier, à Bagdad et dans plusieurs villes du Sud, des milliers de manifestants sont sortis pour réclamer le départ des figures du pouvoir mais également pour dire que les menaces des dirigeants et la répression “barbare”  ordonnée n’empêcheront pas les Irakiens d’occuper la rue. Dans la capitale, les manifestants continuaient hier d’occuper jour et nuit la place Tahrir, épicentre de la contestation.

Dix manifestants ont été tués ces trois derniers jours sur place. Les protestataires promettent de ne pas rentrer avant le départ des dirigeants accusés désormais de crime suite aux dernières brutalités qu’ils ont ordonnées contre les protestataires. La désobéissance civile, quant à elle, semble prendre de d’ampleur en s’étendant à tout le pays. À  Nassiriya --où trois manifestants  ont été tués hier-, aucune école n'avait ouvert et la plupart des administrations  étaient fermées.  Les manifestants  ont coupé  les cinq ponts enjambant l'Euphrate qui la traverse, ainsi que les  accès à la compagnie publique du pétrole et un champ pétrolier proche. Selon les médias, les protestataires des villes de Diwaniya, de Kout, et de Bassora ont également coupé les routes et fermé la plupart des institutions officielles. Les étudiants et les lycéens continuaient quant à eux de poursuivre leur grève, malgré l’appel, la veille, du ministre de l’Éducation, les invitant à rejoindre les bancs de l’école.

Dans la province pétrolière de Bassora, les principaux axes routiers étaient également coupés et les manifestants ont fait face à une violente répression des forces de l’ordre qui ont tenté de disperser les rassemblements usant de  balles réelles tirées en l’air. Selon l’AFP, la route menant au port  d'Oum Qasr, vital pour les importations, restait en outre fermée. Idem à Najaf, qui a vu hier la plupart de ses rues principales fermées, en particulier celles proches de ses districts officiels et du centre de la province. Des manifestants en colère ont bloqué la route principale entre Najaf et Koufa. La  plupart de ses départements officiels et de ses collèges et lycées ont également fermé leurs portes.  


Karim Benamar


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER