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A la une / International

journaliste saoudien disparu en turquie

Les éléments qui accablent Riyad

Le journaliste, chroniqueur et écrivain saoudien Jamal Ahmad Khashoggi. ©D. R.

L’Arabie Saoudite a nié jusque-là toute responsabilité dans la disparition du journaliste Jamal Khashoggi, mais sans en apporter non plus les preuves la disculpant dans cette affaire qui vire progressivement vers une crise diplomatique avec la Turquie.

Des médias turcs ont publié hier des séquences de la vidéosurveillance du consulat saoudien à Istanbul montrant les 15 membres de ce qui est qualifié “d’escouade d’assassinat” et un fourgon noir dans lequel aurait été embarqué le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, disparu depuis son entrée dans cette représentation diplomatique le 2 octobre dernier.
Le quotidien turc Daily Sabah s’est procuré les vidéos issues des caméra de vidéosurveillance du consulat saoudien mais aussi celle de l’aéroport montrant l’arrivée des agents saoudiens à bord d’un jet spécial et leur départ le soir même après avoir accompli leur mission.
Dans ces extraits vidéo, on pouvait apercevoir les mouvements du fourgon devant l’entrée du siège du consulat se plaçant derrière la loge de sécurité d’où le journaliste saoudien aurait été embarqué, alors que sa fiancée attendait encore dehors durant des heures. Des télévisions locales ont aussi diffusé ces images et vidéos qui appuient la thèse de la disparition forcée ou de l’assassinat de Jamal Khashoggi, connu pour son ton critique du régime de Riyad et de son prince héritier Mohammed Ben Selmane, ouvertement accusé d’en être le commanditaire. Mardi, le Washington Post où travaillait le journaliste saoudien comme chroniqueur a affirmé que les services de renseignements américains étaient au courant du plan d’arrestation par l’Arabie Saoudite de M. Khashoggi. “Avant la disparition de Khashoggi, les services de renseignement américains ont intercepté les communications de responsables saoudiens discutant d'un plan pour le capturer, selon une personne proche de l'information”, a rapporté le Washington Post, soulignant que “les Saoudiens voulaient faire revenir Khashoggi en Arabie saoudite et le museler, a déclaré cette source”. Mais le journal américain ignore si les autorités saoudiennes “avaient l'intention d'arrêter et d'interroger Khashoggi ou de le tuer, ou si les États-Unis l'avaient prévenu qu'il était une cible”, citant toujours cette source proche du dossier sous-couvert de l’anonymat. Hier, le Washington Post a affirmé dans une chronique que le journaliste saoudien s’était rendu la première fois, le 28 septembre dernier, au siège du consulat saoudien “malgré le fait qu’il craignait un peu qu’il soit en danger”, citant sa fiancée turque.
Mais pour accomplir des formalités administratives pour son mariage, il devait donc repartir le 2 octobre, où les agents spéciaux saoudiens étaient sur les lieux qu’il n’a jamais pu quitter contrairement à ce qu’affirme Riyad avec insistance.

Lyès Menacer


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