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En réaction à la hausse d’au moins 50% du prix de l’essence

Les Iraniens manifestent dans plusieurs villes du pays

Manifestation de rue en Iran contre la hausse du prix de l’essence. © D.R.

Plusieurs observateurs ont critiqué le moment choisi par le gouvernement pour faire passer une telle réforme impopulaire, à quelques mois des élections législatives, prévues en février.  
 

Les Iraniens sont à nouveau descendus pour le deuxième jour dans la rue de plusieurs villes du pays exprimant leur colère et leurindignation contre la hausse d’au moins 50% du prix de l’essence, annoncée la veille par le gouvernement. Vendredi soir, un civil a été tué lors d'une manifestation spontanée à Sirjan, dans le centre du pays,  selon les médias locaux. “Une personne a été tuée et plusieurs civils ont été blessés”, a confirmé hier matin Mohammad Mahmoudabadi, gouverneur par intérim de Sirjan, cité par l'agence de presse Irna, sans être en mesure de préciser la cause de sa mort. Selon lui, les “forces de sécurité n'avaient pas reçu l'autorisation de tirer (sur les manifestants), elles avaient seulement été autorisées à tirer (en l'air) en signe d'avertissement (...) ce qu'elles ont fait”. La réforme du gouvernement concernant les prix de l’essence a été présentée comme une mesure dont les bénéfices seront redistribués aux ménages en difficulté, dans un pays pétrolier dont l'économie – asphyxiée par les sanctions américaines – devrait se contracter de 9% en  2019, selon le Fonds monétaire international (FMI).   L’argument du gouvernement ne semble toutefois pas convaincre les manifestants qui se disent déterminés à étendre leurs actions de rue. Plusieurs observateurs ont critiqué le moment choisi pour passer une telle réforme impopulaire,  à quelques mois d'élections législatives prévues en février. Quelques heures après l'annonce de la hausse des prix, vendredi, les Iraniens sont  descendus dans les rues d'une dizaine de villes, l'agence officielle Irna évoquant des rassemblements “d'ampleur limitée”, sauf à Sirjan, dans le Centre, où les manifestations ont été importantes. Hier, selon toujours l’agence Irna, les protestations se sont étendues à de nouvelles villes.  “Certains conducteurs ont éteint le moteur de leur voiture au milieu de la route, provoquant des embouteillages en plusieurs endroits”, ont rapporté des médias. Pour rappel, le président Hassan Rohani avait déjà tenté en décembre 2018 d'augmenter les prix de l'essence, mais la mesure avait été bloquée au Parlement, alors que  le pays était secoué par des manifestations inédites provoquées par la mise en place de mesures d'austérité. Pour les conducteurs détenteurs d'une carte pour faire le plein, le prix sera désormais de 15 000 rials (onze centimes d'euros) pour un maximum de 60 litres par mois et chaque litre supplémentaire coûtera 30 000  rials (22 centimes d'euros). L'Iran est l'un des pays où l'essence est la plus subventionnée. Les bénéfices de la hausse du prix de l'essence doivent être redistribués aux Iraniens qui sont “sous pression (économique)”, soit près de 75% de la  population, selon Hassan Rohani. La mesure devrait rapporter environ 2,3 milliards d'euros par an, selon le responsable de la Planification et du  Budget, Mohammad Bagher Nobakht. 
 

K. B./Agences



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