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A la une / International

Agression militaire turque dans le nord-ouest de la syrie

Les Kurdes soutenus par des volontaires étrangers

Offensive turque à Afrine. © D.R.

L’attaque de l’armée turque à Afrine a fait des dizaines de victimes civiles, dont des femmes et des enfants. Plus de 5 000 civils ont déjà fui les frappes aériennes et les chars d’Ankara.

Un responsable des Forces démocratiques syriennes (FDS), qui combattent à Afrine l’armée turque a révélé, hier, à l’agence de presse Reuters que des volontaires américains, britanniques ou encore allemands et d’autres nationalités se sont ralliés à eux. Il s’agit de combattants qui avaient pris part aux batailles contre le groupe terroriste autoproclamé État islamique en Syrie. “Une partie des volontaires étrangers, qui ont combattu à Raqqa et qui combattent à Deir Ezzour ont manifesté l’envie d’aller à Afrine”, a déclaré le responsable des FDS, Redur Xelil. “Ils mèneront des batailles contre l’invasion turque”, a-t-il affirmé, avant de préciser que ces volontaires se comptent par dizaines. Revenant sur les nationalités de ces combattants étrangers, Redur Xelil a ajouté : “Ce sont des Américains, des Britanniques, des Allemands, diverses nationalités d’Europe, d’Asie et d’Amérique”. Il y a lieu de rappeler que les FDS, qui bénéficient du soutien des États-Unis, sont majoritairement constituées des milices kurdes YPG (Unités de protection du peuple), que la Turquie considère comme une extension du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) et une organisation terroriste, d’où cette offensive militaire contre eux. Face aux assauts de l’armée turque, les FDS ont demandé à la population de prendre les armes pour repousser cette offensive. Ceci étant, la résistance kurde s’organise autour de trois fronts au nord-est, au nord-ouest et au sud-ouest de la ville d’Afrine. Il n’en demeure pas moins que les combats ont gagné la ville syrienne de Ras el-Aïn, à 300 km d'Afrine. Inévitablement cette attaque turque a poussé quelque 5 000 personnes à fuir leurs foyers à Afrine, selon l’organisation des Nations unies. Devant cette situation, les Kurdes syriens craignent d’être désormais abandonnés par leurs alliés occidentaux, qui jouent un double jeu face à la Turquie. Jusque-là, les responsables américains se sont limités à appeler Ankara à la retenue tout en reconnaissant son droit légitime à se protéger. Certes, Washington a soutenu militairement les Kurdes combattant Daech à l’est de l’Euphrate, mais à l’ouest du fleuve, les peshmergas sont seuls. Ainsi, il semblerait que les États-Unis soient pris en étau entre la Turquie et les Kurdes. Le ministre américain de la Défense, James Mattis, qui a déclaré mardi : “Nous prenons très au sérieux les inquiétudes sécuritaires légitimes de la Turquie”, a également souligné que “la violence à Afrine trouble ce qui était jusque-là une zone relativement stable de la Syrie”. Il a confié à la presse que “Washington demande à la Turquie de faire preuve de retenue dans ses opérations militaires comme dans sa rhétorique et de s’assurer que ses opérations sont limitées, en termes d’ampleur et de durée”. Un langage purement diplomatique, d’autant plus que l’administration américaine n’a, à aucun moment, indiqué qu’elle interviendrait sur le terrain pour venir en aide aux combattants kurdes.


Merzak Tigrine

 


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