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A la une / International

Les représentants des autorités de l’est et de l’ouest se réunissent le 26 septembre

Les Libyens à Tunis pour modifier l’Accord de Skhirat

Le maréchal Khalifa Belqasim Haftar (à gauche) et Fayez el-Sarraj, Premier ministre de la République arabe libyenne. © D.R.

Les choses semblent s’accélérer en Libye pour rapprocher les positions des deux principaux antagonistes de l’Est et de l’Ouest, respectivement le maréchal Haftar et Fayez as-Sarraj, pour faire sortir le pays de la crise.

Les parties libyennes, chargées d’apporter des modifications à l’Accord de paix onusien, conclu le 17 décembre 2015 à Skhirat (Maroc), se rencontreront le 26 septembre à Tunis, ont rapporté les médias libyens. Il s’agit de la première réunion des deux commissions de l’Est et de l’Ouest, composées essentiellement de parlementaires représentant les gouvernements de Tobrouk et de Tripoli. Les trente-cinq parlementaires devront apporter des correctifs à l’accord de Skhirat, notamment les points qui ont été rejetés par le camp du maréchal Khalifa Haftar. À en croire certaines sources libyennes, les deux parties seraient d’accord notamment sur la composition du Conseil présidentiel, qui est le principal sujet de discorde. Sa présidence devrait être confiée à une autre personnalité que Fayez as-Sarraj. Quant à Khalifa Haftar, il devrait siéger au sein de cette instance, qui sera composée seulement d’un président et de trois vice-présidents au lieu de neuf membres actuellement. Les désaccords sont aussi liés au portefeuille de la Défense que les autorités de l’Est n’ont pas cessé de réclamer. Mais de nombreuses voix, y compris celles de la communauté internationale, estiment qu’il est nécessaire de nommer un civil à ce poste. La réunion de fin septembre interviendra dans un contexte de multiplication des tentatives de réconciliation entre MM. Haftar et Sarraj, et de relance du dialogue inter-libyen. Devenu un personnage incontournable, le maréchal Khalifa Haftar était hier dans la capitale tunisienne à l’invitation du président Béji Caïd Essebsi pour discuter avec lui de l’accord politique inter-libyen, de la lutte contre le terrorisme et des relations entre les deux pays. Il faut dire que le puissant chef de l’armée de l’Est libyen est très sollicité sur le plan international. De retour de Brazzaville, où il avait rencontré le président congolais Denis Sassou Nguessou, chargé du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye, Haftar rejoindra l’Italie au lendemain de son séjour tunisois, où il est attendu pour des discussions avec les responsables italiens. L’on assiste donc à une accélération du processus de paix en Libye. D’ailleurs, l’ONU présentera demain sa nouvelle feuille de route pour la Libye et officialisera l’amendement de l’accord politique inter-libyen avant le lancement d’une nouvelle série de pourparlers. Ceci étant, Abdallah al-Theni, président du gouvernement parallèle basé dans l’Est de la Libye, a appelé dimanche la communauté internationale à reconnaître de nouveau son gouvernement, arguant qu'il contrôlait la majorité du pays, au contraire du gouvernement d’union nationale (GNA) issu de l’accord parrainé par l’ONU. “Le gouvernement provisoire est constitutionnellement issu du Parlement élu et puise sa légitimité (...) des urnes”, a-t-il déclaré par téléphone à l’agence AFP. Pour rappel, il siège à al-Baïda, une ville située à 1200 km de la capitale Tripoli. “Nous contrôlons, avec notre vaillante armée, plus de 90% du pays”, a poursuivi Abdallah al-Theni, en allusion à l’homme fort de l’Est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, et à la force autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) qu’il commande. Selon lui, il faut que la communauté internationale “respecte la volonté du peuple et soutienne le gouvernement provisoire”. Sur le terrain, le gouvernement d’union nationale peine à imposer son autorité sur tout le pays, bien qu’il ait réussi à étendre son influence dans la capitale depuis son installation à Tripoli en mars 2016. Il est surtout affaibli par des divisions internes, et n’a toujours pas réussi à obtenir la confiance du Parlement de Tobrouk, comme prévu par l’accord inter-libyen de Skhirat.


Merzak Tigrine

 


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