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A la une / International

Huitième jour de combats dans la banlieue de Tripoli (libye)

Les milices armées imposent leur loi

De violents combats opposent depuis 8 jours des groupes armés dans le sud de la capitale libyenne. © D.R.

Nul ne semble en mesure de mettre fin aux combats opposant les milices armées aux portes de la capitale libyenne, qui ont été mis à profit pour s’évader par 400 détenus de la prison de Aïn-Zara.

De violents combats opposaient encore, hier, pour le huitième jour consécutif, des groupes armés rivaux au sud de Tripoli. Le dernier bilan du ministère libyen de la Santé fait état de 47 morts et 129 blessés, dont la plupart des civils.   depuis le début des affrontements. Des explosions ont été entendues dans la matinée d’hier depuis le centre de Tripoli. Selon un porte-parole des services de secours, Oussama Ali, des familles, coincées au milieu des combats, n’ont pas pu être évacuées. Il a déclaré que “les groupes armés ferment les routes menant à leurs positions, du coup, ils bloquent l’accès à l’aide et aux secours”. Des témoins ont fait également état de combats violents notamment dans le périmètre du quartier de Wadi al-Rabii, au sud-est de la capitale. Dans le centre de Tripoli, l’agence AFP a pourtant constaté une activité quasi normale et la circulation était plus fluide que d’habitude. C’est à croire que les Libyens se sont accommodés de cette insécurité. Par ailleurs, des roquettes se sont abattues, dimanche, sur un camp de déplacés à Tripoli, faisant au moins deux morts et cinq blessés, selon les services de secours et des témoins. Ce camp abrite des centaines de déplacés de la ville libyenne de Taouarga, contraints à un exil massif après leur soutien en 2011 à Mouammar Kadhafi. “La plupart des familles ont quitté le camp par crainte de nouvelles roquettes”, a indiqué à l'AFP Khaled Omrane, un des habitants du camp. Selon les services de secours, au moins 23 roquettes sont tombées sur la capitale, vendredi et samedi, faisant de nouvelles victimes. Le Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, a décrété, dimanche, l’état d'urgence dans la capitale libyenne et ses environs. Cette mesure, qui n’a pas été suivie d’effets concrets, vise selon le GNA à protéger les civils et les installations publiques et stratégiques. Profitant des combats entre milices armées, 400 détenus environ se sont évadés, dimanche, après une émeute dans leur prison située à Aïn Zara dans la banlieue sud de la capitale libyenne Tripoli. La police judiciaire libyenne a indiqué dans un communiqué que “les détenus ont pu forcer les portes et sortir, après une agitation et une émeute dues à des combats entre milices rivales à proximité de la prison”. La même source ne précise toutefois pas si les prisonniers évadés étaient tous des détenus de droit commun ou non. “Les gardes ont laissé faire pour épargner la vie des prisonniers”, indique-t-on de même source. La plupart des détenus de la prison de Aïn Zara sont soit de droit commun, soit d’anciens partisans du régime de Mouammar Kadhafi qui ont été condamnés notamment pour meurtre au moment de la rébellion de 2011.         


Merzak T./Agences


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