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A la une / International

Selon un Comité d’experts de l’Onu

Les milices empêchent le retour de la paix en Libye

Une faction armée libyenne en patrouille. ©D. R.

Le désarmement des milices est l’une des questions sur lesquelles les Libyens n’arrivent toujours pas à s’entendre. Selon certaines estimations, le nombre de milices serait d’environ 1200.

Le processus politique en Libye est plus que jamais menacé par le diktat des milices, dont certaines dépendant des deux autorités de l’Est et de l’Ouest, a averti un comité d’experts de l’ONU, a rapporté Associated Press (AP) qui a consulté le rapport présenté vendredi soir au Conseil de sécurité. Selon ce comité, les milices constitue une véritable menace pour le processus politique en cours et leur “attitude violente” empêche directement la formation d’un gouvernement d’union nationale et la fin de l’État de non-droit que vit le pays depuis la chute de l’ancien régime de Mouammar Kadhafi. Ceci sans compter leur implication directe dans “l’extrémisme islamiste et le trafic de migrants”, ont ajouté ces experts qui soulignent que les milices utilisent la violence pour prendre le contrôle des institutions publiques, financières et économique, comme cela était le cas des installations pétrolières qui suscitent toute les convoitises. “Les groupes armés sont responsables des actes persécution et de violations graves des droits de l’homme, ce qui a aggravé le fossé séparant les différentes parties de la société et menace, à long terme, la stabilité du pays”, affirme le rapport en question, dont des extraits ont été repris par les médias libyens. Le comité onusien n’épargne ni les autorités reconnues de Tripoli de Fayez al-Serraj ni le gouvernement parallèle de Tobrouk et sa force militaire, l’armée arabe libyenne que dirige le controversé maréchal Khalifa Haftar. Pour les experts de l’ONU, de nombreuses milices dépendant directement de ces deux autorités, alors que d’autres s’en réclament pour imposer leur loi, notamment dans les zones échappant à tout contrôle. “Des réseaux criminels organisent des convois d'immigrants, utilisent les moyens (exploitation sexuelle) pour générer des rendements financiers importants”, ont affirmé les rédacteurs de ce nouveau rapport qui, à le comparer avec les précédents constats, réaffirme la fragilité de la situation en Libye. Aussi et malgré l’embargo imposé sur les armes, l’arsenal de guerre reste intact et continue d’être alimenté par les voies maritimes et terrestres, ont constaté les auteurs du rapport qui ont affirmé que l’absence d’une solution politique a conduit à “une augmentation de l'utilisation de navires chargés d'armes dans l'ouest et l'est de la Libye”. Le comité d’experts a même attiré l’attention sur “le nombre croissant de véhicules blindés et de camionnettes montées avec des mitrailleuses lourdes, des fusils sans recul et lanceurs de roquettes et de mortiers dans les zones de combat, en particulier dans la région orientale de la Libye, en violation flagrante de l'embargo sur les armes du Conseil de sécurité des Nations unies en Libye”. Pour rappel, l’examen de ce rapport intervient à quelques mois des élections générales qui risquent d’être reportées pour des raisons sécuritaires et en l’absence d’un véritable consensus entre les parties en conflit.

Lyès Menacer


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