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Pouvoir civil à Khartoum

Les militaires soudanais pressés de toutes parts

© D. R.

Les militaires au pouvoir sont sous pression des pays occidentaux et des manifestants pour passer rapidement la main à un gouvernement civil au Soudan, où des milliers de protestataires refusent toujours de mettre fin au sit-in devant le QG de l'armée. La destitution jeudi par l'armée du président Omar al-Bachir et les promesses du Conseil militaire de transition depuis au pouvoir n'ont pas dissuadé les milliers de Soudanais qui campent depuis dix jours devant le siège de l'armée à Khartoum. L'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation qui secoue le pays depuis décembre, a exhorté dimanche le Conseil militaire, mené par le général Burhane, à transférer “immédiatement” le pouvoir à un gouvernement civil. L'ALC a également demandé à ce que le gouvernement de transition futur et les forces armées traduisent en justice le président déchu, ainsi que les responsables du puissant service de renseignement (NISS), dont les agents ont mené la répression de la contestation, qui a entraîné la mort de dizaines de personnes. Les appels de pays occidentaux à une passation rapide du pouvoir aux civils se sont multipliés depuis l'arrivée au pouvoir d'Abdel Fattah al-Burhane vendredi. Succédant au général Ibn Ouf, resté seulement 24 heures à la tête du Conseil militaire, le nouvel homme fort du Soudan s'est, selon le ministère des Affaires étrangères du pays, “engagé à instaurer un gouvernement entièrement civil”, mais sans donner de calendrier. Dimanche soir, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la Norvège ont appelé les militaires à entamer un dialogue avec toutes les parties du pays pour mener à bien le transfert du pouvoir aux civils. “Cela doit se faire rapidement et de manière crédible, avec les organisateurs de la contestation, les chefs de l'opposition, des représentants d'organisations civiles et avec toute personne de la société civile dont la présence serait justifiée, en incluant des femmes”, ont ajouté ces trois pays. Dans un communiqué conjoint, leurs ambassades ont mis en garde contre l'utilisation de la violence pour disperser les manifestations.
 

R. I./Agences


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