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A la une / International

Conflit en Syrie, nucléaire nord-coréen et rivalité russo-américaine

Les mises au point de Moscou à Washington

Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Russie. ©D. R.

Le retour de la Russie sur la scène internationale agace les États-Unis qui, jusque-là, croyaient avoir réussi à imposer leur hégémonie sur le monde.

La Russie ne se laisse pas intimider par des États-Unis gouvernés par un Donald Trump de plus en plus décrié à travers le monde et dans son propre camp à Washington. Hier, dans ce qui peut être qualifié de mise au point, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réagi aux attaques répétées de l’administration américaine, dont la politique étrangère isole sérieusement les États-Unis. “La Russie ne cherche pas de confrontation avec qui que ce soit”, a indiqué M. Lavrov dans une interview à l’agence de presse moscovite RIA Novosti. “Malgré le sentiment antirusse qui gagne du terrain aux États-Unis, la partie russe agissait de manière pragmatique”, a-t-il ajouté, soulignant qu’“il est tout simplement impossible d'améliorer les relations, ni de travailler efficacement dans le domaine des affaires internationales” avec un président qui attise le feu de la discorde, en référence aux orientations politiques de Doland Trump qui s’est mis à dos la quasi-totalité des États membres de l’ONU, après l’annonce de sa décision de reconnaître El-Qods occupée (Jérusalem) comme capitale de l’occupant israélien, en violation de toutes les lois internationales et du statut de neutralité de la ville sainte. “Nous continuerons à défendre nos positions de manière cohérente et vigoureuse, en renvoyant nos collègues de Washington aux principes fondamentaux sur lesquels un dialogue bilatéral devrait être construit”, a-t-il insisté, précisant que “parmi ces principes essentiels, il y a la prise en considération et le respect des intérêts de chacun.” Interrogé sur la présence américaine en Syrie, dans le cadre de la coalition internationale contre le terrorisme, Sergueï Lavrov n’a pas mâché ses mots. La présence militaire américaine sur le sol syrien n'avait plus raison d'être, “dès lors que les groupes terroristes ont été vaincus”. “Le maintien de la présence illégale des États-Unis en Syrie crée des obstacles réels pour le règlement politique dans ce pays et met en question son intégrité”, a-t-il tranché. Selon lui, les autorités syriennes “toléraient de facto les Américains” sur leur sol, au nom de la lutte antiterroriste. Or les “tentatives de justifier le maintien de leur présence après la défaite” de l'organisation terroriste autoproclamée État islamique (Daech/EI) “ne résistent pas à la critique”, a indiqué le ministre. “Je pense que personne de censé n'aimerait lancer une guerre dans la péninsule coréenne. Des experts et responsables, non seulement russes, mais également américains, ont fait part de leur évaluation des conséquences [d'un conflit], notamment d'énormes pertes humaines”, a répondu M. Lavrov concernant la crise sur le nucléaire nord-coréen, qualifiant les sanctions de Washington contre Pyongyang de tentative inadmissible d’“étrangler la Corée du Nord”.

Lyès Menacer


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