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A la une / International

Respect des droits de l’homme en Turquie après le putsch raté

Les mises en garde des États-Unis et de l’UE à Ankara

Au lendemain de l’annonce d’une probable réintroduction de la peine de mort en Turquie, les États-Unis et l’Union européenne réagissent. En effet, ce rétablissement probable en Turquie  de la peine de mort, une mesure évoquée par le chef de l’État islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan deux jours après le coup d’Etat avorté, a suscité de vives réactions de la part des États-Unis et de l’Union européenne. Si les réactions internationales unanimes ont  confirmé le soutien au président turc, démocratiquement élu, les capitales occidentales s’inquiètent désormais de l’utilisation qui pourrait en être faite par Ankara. Le porte-parole du gouvernement allemand Steffen Seibert a mis en garde la Turquie contre une éventuelle réintroduction de cette peine qui serait la “fin des négociations d’adhésion d’Ankara à l’UE” et a dénoncé “les scènes révoltantes d'arbitraire et de vengeance envers des soldats, en pleine rue quelques heures après l’échec du putsch”. De son côté, le secrétaire d’État américain John Kerry a plaidé hier, à l’issue de sa réunion avec ses homologues des Affaires étrangères de l’UE, pour le maintien du “calme et de la stabilité dans le pays” et a appelé les autorités turques à “respecter les institutions démocratiques de la nation et l’État de droit”. Interrogé sur une probable extradition de Fethullah Gülen ennemi juré d’Erdogan qui l’accuse d’avoir planifié le putsch manqué de jeudi dernier,  M. Kerry a précisé que cela ne pourrait se faire sur la base d’allégations et a appelé le président turc à fournir ses preuves contre l’opposant qui s’est exilé aux États-Unis depuis 1999. Dans la foulée, le Premier ministre turc Binali Yildirim a déclaré que la réintroduction de la peine capitale évoquée après les derniers événements “nécessitait un débat au parlement” en ajoutant qu’il n’est pas “bon de prendre des décisions hâtives” et que “la demande du peuple ne peut être ignorée”. Jusqu’à hier, plus de 7500 personnes ont été placées en garde à vue dont 6000 militaires, 755 magistrats et 100 policiers. Avec un bilan de pas moins de 308 morts, près de 9000 fonctionnaires du ministère de l’Intérieur ont été limogés, un gouverneur de province et 29 gouverneurs de municipalités ont également été mis à pied, selon les déclarations du Premier ministre turc.


Naima Ait Ahcene


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1 réactions
népourêtrelibre le 19/07/2016 à 21h53

Prq le régime de Bouteflika craint le fédéralisme comme celui du Canada composé de 10 provinces et de 3 territoires libres. Vous savez qu'au Canada avec ce système tout fonctionne bien. Chaque province et territoire doté de son assemblée, son sénat, son premier ministre et bien évidemment de son emblème. Nous aussi nous devrions appliquer ce système pour lequel je partage et nous permettra surtout de sortir du conformisme. Je ne peux être toi et toi tu ne peux être moi. Donc, impossible de vivre

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