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A la une / International

Elles lui ont accordé une aide de 2,5 milliards de dollars

Les monarchies du Golfe sauvent la Jordanie du chaos social

Très généreux, l’Arabie Saoudite, le Koweit, et les Émirats arabes unis, offrent à la Jordanie une aide financière plus de trois fois supérieure au prêt accordé par le FMI à ce pays. La Jordanie respire mieux grâce à la célérité des trois monarchies du Golfe à lui accorder cette aide économique évaluée à 2,5 milliards de dollars. Selon l’agence de presse saoudienne, l’enveloppe annoncée à l’occasion du sommet des quatre pays dans la ville sainte de La Mecque, comprend un acompte versé à la Banque centrale de Jordanie, une garantie de la Banque mondiale, un soutien budgétaire sur cinq ans et le financement de projets de développement. “À la lumière des liens fraternels étroits (...), il a été acté que les trois pays fourniront une aide économique à la Jordanie d’un montant total de 2,5 milliards de dollars”, a souligné la même source. Rappelons que ce sommet s’est déroulé à l’invitation du roi d’Arabie Salmane et en présence du roi Abdallah II de Jordanie et des dirigeants des Émirats et du Koweit. Il y a lieu de noter que cette aide financière représente le triple du prêt  accordé par le Fonds monétaire international (FMI) à ce pays pour mener des réformes structurelles, dont la mise en œuvre a provoqué pendant une semaine d’importantes manifestations contre des hausses de prix à répétition et un projet de loi fiscale. À ce propos l’expert Lori Bogart, du Washington Institute for Near East Policy, estime dans des déclarations à l’agence AFP, que “la rapidité et la vigueur avec laquelle les États du Golfe ont répondu est un témoignage très clair de leur inquiétude et de leur détermination à étouffer dans l’œuf l’agitation en Jordanie”. “Ils font tout ce qu'ils peuvent pour empêcher un nouveau printemps arabe à leur porte”, a-t-il également souligné. Il y a lieu de rappeler que le mouvement de protestation populaire a conduit à la démission du Premier ministre, Hani al-Mulqi. Pour calmer la rue, son successeur, qui doit encore former un gouvernement, a décidé de retirer le projet de loi controversé. Selon les analystes, les Jordaniens, toutes classes sociales confondues, sont épuisés par des hausses de prix à répétition. Depuis janvier, le prix du pain a augmenté de 100%, le carburant a été majoré à cinq reprises et les factures d'électricité ont augmenté de 55% depuis février. Médecins, avocats ou entrepreneurs, en Jordanie, c’est aussi une classe moyenne excédée qui a été au cœur des récentes manifestations contre la vie chère. À noter que la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, qui a annoncé dimanche à Amman une nouvelle aide de 20 millions d’euros à la Jordanie, “destinée à soutenir des projets en faveur des tranches les plus vulnérables de la société”, a assuré que l’UE “veut soutenir la Jordanie par tous les moyens possibles, notamment économiques et financiers”.  

Merzak Tigrine


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