Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / International

Réunion aujourd’hui sur la crise dans ce pays

Les monarchies du Golfe volent au secours de la Jordanie

Le souverain d’Arabie saoudite, Salman ben Abdelaziz El-Saoud (à gauche), et le roi de Jordanie, Abdallah II. ©D. R.

Les moyens de soutenir la Jordanie seront au menu de cette rencontre surprise initiée par le souverain saoudien, Salmane Ben Abdelaziz.

Développement pour le moins inattendu dans la crise économique jordanienne avec cette annonce par l’Arabie Saoudite de la tenue, aujourd’hui, d’une réunion à La Mecque en présence des Émirats arabes unis, du Koweït et de la Jordanie pour discuter des moyens pour soutenir le royaume hachémite. L’agence de presse saoudienne SPA, qui a rapporté l’information souligne que le roi Salmane a suivi la crise en Jordanie et décidé d’organiser cette rencontre quadripartite à La Mecque. La même source précise que “les discussions porteront sur les moyens de soutenir la Jordanie pour l’aider à sortir de la crise qu'elle traverse”. Il s’agit d’une véritable bouée de sauvetage pour Amman, qui  bénéficiait d’habitude de l’aide américaine dans ce domaine. Reste à savoir quelles sont les motivations du roi Salmane pour voler ainsi au secours de la monarchie hachémite avec laquelle l’Arabie Saoudite entretient des relations en dents de scie.
Il faut dire que la Jordanie fait face, ces dernières années, à une crise inédite depuis les émeutes du pain de 1996 et les manifestations du “Printemps arabe”, qui ont sérieusement ébranlé la stabilité du royaume. En effet, engagée auprès du Fonds monétaire international (FMI) à mener des réformes structurelles en échange d’un prêt de plusieurs centaines de millions d'euros, la Jordanie a été secouée pendant une semaine par d’importantes manifestations contre des hausses de prix à répétition et un projet de loi fiscale. Le mouvement de contestation populaire a eu pour effet de faire tomber le gouvernement jordanien, dont le Premier ministre, Hani Al-Mulqi, a fini par démissionner. Pour apaiser la tension, son successeur, Omar al-Razzaz, qui n’a pas encore formé un gouvernement, a décidé de retirer le projet de loi fiscale controversé et d’annuler les augmentations sur les carburants.
Il faut savoir que l’économie jordanienne traverse une période difficile, comme le souligne la Banque mondiale, qui évoque une faible perspective de croissance en 2018. Environ 18,5% de la population est au chômage et 20% vit à la limite du seuil de pauvreté. L’accueil de centaines de milliers de Syriens ayant fui la guerre pèse aussi lourdement sur les finances publiques et Amman appelle régulièrement la communauté internationale à une aide plus substantielle sur ce dossier. Selon des analystes, le Jordanien, toutes classes sociales confondues, est totalement épuisé par des hausses de prix à répétition. Dans les rues d’Amman, l’ambiance n’est plus à la fête en ce mois de Ramadhan. Les tentes où se déroulent traditionnellement la rupture du jeûne et des soirées musicales ont quasiment disparu cette année.

Merzak Tigrine


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER
Commentaires
1 réactions
Brahms le 10/06/2018 à 14h53

La Jordanie attend des aides financières sinon ce sera des émeutes sociales via un l'islam radical avec son lot d'horreur. Système sclérosé.

Commentaires
1 réactions