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A la une / International

L’inquiétude monte en france

Les musulmans cibles de l’ultra-droite

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a exprimé hier sa “profonde préoccupation” pour la sécurité des lieux de culte et des fidèles musulmans. Dans un communiqué, il demande au ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, de “prendre toutes les mesures appropriées pour que de tels projets funestes ne se réalisent pas”. Les membres du CFCM seront reçus dans l’après-midi par le ministre de l’Intérieur, a-t-on indiqué. Cette instance du culte musulman a appelé tous les responsables politiques “afin qu'ils dénoncent avec la plus grande fermeté les actions violentes dirigées contre les musulmans de France”, invitant les fidèles et les associations gérant des lieux de culte musulman à “la plus grande vigilance”. Cette inquiétude est montée d’un cran après le coup de filet antiterroriste contre un groupe de dix personnes de l’ultra-droite qui projetaient des attaques contre des musulmans, notamment des imams et des femmes voilées. Le ministère de l’Intérieur avait annoncé dimanche soir que les services de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont procédé samedi soir à l’interpellation de dix individus liés à l'ultra-droite, “soupçonnés de préparer un passage à l'acte”. Ces interpellations, fruit de “très nombreuses” surveillances, ont été effectuées à travers l'ensemble du pays, a-t-on ajouté, relevant qu’on assiste actuellement en France à un “réveil” des groupuscules d’ultra-droite. Le journal Mediapart avait publié, en avril dernier, une enquête dans laquelle il indique que les services de sécurité et de renseignement s’inquiètent de la part grandissante de membres ou anciens membres des forces de sécurité, notamment des anciens militaires, liés à l’ultra-droite violente et ayant rejoint des groupuscules d’“autodéfense”. Une cinquantaine d’individus seraient des fonctionnaires de la sécurité en activité ou à la retraite, militaires, gendarmes ou policiers. Selon des informations distillées par la presse, les individus interpellés avaient “un projet de passage à l’acte violent, aux contours mal définis à ce stade, ciblant des personnes de confession musulmane”. C’est ainsi qu’ils avaient l’intention de s’attaquer violemment à des imams, des femmes voilées et des personnes de confession musulmane sortant de prison. D’après des sources proches de l’enquête citées par le quotidien La Croix, parmi les interpellés figure le chef de file présumé de ce réseau, retraité de la police nationale, précisant que le groupuscule est baptisé “Action des forces opérationnelles” (AFO), dont le chef voulait en faire un groupe “plus dur”. Selon la chaîne d’informations LCI, les membres de l'AFO, âgés de 32 à 69 ans, souvent des pères de famille inconnus de la police, “s'entraînaient régulièrement dans des clubs de tir sportif et avaient préparé des caches d'armes et de nourriture pour leurs familles en cas de crise majeure”. Les investigations révèlent que le groupe s’était organisé et structuré pour confectionner et acquérir des armes, dont certains de ses membres en possédaient déjà, selon les résultats de différentes perquisitions.

R. I./Agences


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