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Ils ont signé l’accord de “solidarité et de stabilité”

Les pays du Golfe scellent leur réconciliation

Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane (à droite) à l’accueil de l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al-Thani à l’aéroport d’Al-Ula en Arabie saoudite. © D.R

Les États-Unis ont beaucoup pesé dans le retour à la normale dans les relations entre le Qatar et les autres pays du Golfe, posant comme argument le danger que représente l’Iran sur l’ensemble de la région.

L’Arabie saoudite, Bahreïn et les Émirats arabes unis se sont réconciliés hier avec leur frère rival, le Qatar, après trois ans de “conflit diplomatique”, à l’occasion du 41e sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG), organisé à Al-Ula (nord-ouest de l’Arabie saoudite),  lors duquel les six pays du CCG ont signé ensemble un accord de “solidarité et de stabilité”.

Dans son allocution d’ouverture du sommet, le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane a affirmé que “les efforts (du Koweït et des États-Unis) nous ont aidés à obtenir un accord sur la déclaration d'Al-Ula, qui sera signée lors de ce sommet, où nous affirmons la solidarité et la stabilité dans le Golfe”, ont rapporté les agences de presse. “Nous avons aujourd'hui un besoin urgent d'unir nos efforts pour promouvoir notre région et pour faire face aux défis qui nous entourent, en particulier les menaces posées par le programme nucléaire et de missiles balistiques du régime iranien et ses plans de sabotage et de destruction”, a-t-il ajouté.

À la veille du sommet d’Al-Ula, qui intervient au moment même où l’Iran annonce la reprise de son activité d’enrichissement d’uranium à 20%, l’Arabie saoudite a rouvert ses frontières avec le Qatar, après trois ans de blocus qu’elle a imposé à Doha, pour le contraindre de couper ses relations avec l’Iran (ou du moins baisser leur niveau). Les dirigeants des six pays du CCG ont ensuite signé deux documents : la déclaration d'Al-Ula, où se déroule le sommet, et un communiqué final. Leur contenu n'a pas été immédiatement rendu public.

L’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a assisté à ce sommet, après avoir boycotté les précédents rendez-vous et d’autres rencontres du CCG, en signe de protestation contre le blocus qui lui a été imposé et qu’il a dénoncé aux instances juridiques internationales qui l’ont qualifié, dans bien des aspects, de violations du droit international. 

En juin 2017, l'Arabie saoudite et trois pays alliés — Émirats arabes unis, Bahreïn et Égypte — ont rompu leurs liens avec Doha, l'accusant de soutenir des groupes islamistes, de trop s'entendre avec leurs adversaires iraniens et turcs ou encore de semer le trouble dans la région.

Les Qataris, qui ont toujours démenti, se disent victimes d'un “blocus” et d'une atteinte à leur souveraineté. Selon plusieurs observateurs, les États-Unis ont intensifié la pression sur leurs partenaires du Golfe pour résoudre la crise avec le Qatar. Le but pour Washington étant d’isoler davantage l'Iran, alors que le rideau tombe sur la présidence de Donald Trump. 

Jared Kushner, son gendre et conseiller, a fait la navette dans la région pour chercher un accord et assistera en personne à la signature mardi de cette “percée”, a déclaré lundi un responsable.

 


Lyès Menacer


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