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Après deux années de rupture de leurs relations avec Doha

Les pays du Golfe sur la voie de la réconciliation avec le Qatar

Cheikh Mohammed bin Abdul-Rahman Al Thani, ministre des Affaires étrangères du Qatar. © D.R.

Le Qatar vient d'accueillir la Coupe du Golfe de football, à laquelle ont participé les sélections saoudienne, émiratie et bahreïnie, pour la première fois depuis le gel des relations avec Doha.

Le ministre des Affaires étrangères qatari, Cheikh Mohammed bin Abdul-Rahman Al Thani, a laissé entendre hier que de progrès “légers” existent pour résoudre la crise qui oppose son pays, depuis 2017, à l'Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, le Bahreïn et l'Égypte, a rapporté l’agence de presse Reuters. “Ces dernières semaines, nous sommes passés d'une impasse à des progrès légers lors de discussions qui ont eu lieu entre nous et l'Arabie Saoudite spécifiquement”, a-t-il déclaré, lors du Forum du dialogue méditerranéen tenu à Rome, a rapporté encore l’agence anglo-saxonne dans sa version en arabe. La semaine dernière, le 40e sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s'est tenu à Riyad avec, pour la première fois, une invitation officielle faite à l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani. 
Certes, ce dernier ne s’est pas présenté à ce sommet, mais des observateurs ont vu déjà dans l’invitation adressée par le roi Salmane d'Arabie Saoudite à son homologue qatari un nouveau signe d'apaisement dans la foulée des déclarations du chef de la diplomatie qatarie évoquant des progrès. 
Selon des médias locaux, lors de ce sommet, des discussions entre les dirigeants des pays opposés au Qatar ont porté sur les pistes de la résolution de la crise qui dure depuis plus de deux ans. Plusieurs responsables politiques de la région, cités par des médias, ont estimé par ailleurs qu'il existe des signes d'apaisement de la crise du Golfe. 
Le Koweït, qui joue le rôle de médiateur entre Doha et Riyad, semble de son côté être parvenu à convaincre les belligérants à entamer des discussions approfondies pour mettre un terme à ce conflit. Interrogé sur la nature de ces discussions, le ministre des Affaires étrangères du Qatar ne s’est pas étalé sur la question, mais a révélé que des progrès peuvent être envisagés. “Nous espérons que ces discussions aboutiront à des progrès permettant de mettre un terme à la crise”, a-t-il déclaré à des médias locaux. Autre évènement qui a pu laisser penser que les relations sont sur la voie du réchauffement : le Qatar vient d'accueillir la Coupe du Golfe de football à laquelle ont participé les sélections saoudienne, émiratie et bahreïnie, pour la première fois depuis le gel des relations avec Doha. L'Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, le Bahreïn et l'Égypte ont rompu en juin 2017 leurs liens avec le Qatar, accusé de soutenir des mouvements islamistes – ce qu'il nie – et de se rapprocher de l'Iran, principal rival régional de Riyad. Ces pays ont également imposé un embargo à Doha, qui a entraîné notamment la fermeture des routes terrestres et la suspension du commerce. Une série de sanctions a été imposée alors au Qatar. Les quatre capitales avaient exigé la satisfaction par Doha de 13 demandes, dont la fermeture de la télévision al-Jazeera et d'une base militaire turque, ainsi qu'une révision des liens avec l'Iran. Doha continue de justifier son refus en estimant que ces conditions violaient sa souveraineté.
 

Karim Benamar 



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