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A la une / International

Alors que l'instabilité touche les trois quarts du pays

Les violences menacent le Nord-Ouest libyen

La ville côtière de Sabratha était l’un des fiefs de la branche libyenne de l'autoproclamé État islamique (Daech). © D.R.

La situation en Libye connaît un développement sécuritaire des plus inquiétants, à quelques mois des élections générales, parallèlement au blocage du dialogue politique, sous l'égide de l'ONU.

Considérée comme l'une des régions les plus stables du pays, la partie nord-ouest de la Libye, majoritairement peuplée par la communauté amazighe, se prépare à d'éventuelles attaques des milices opérant à Zenten, mais dépendant directement du Gouvernement d'union nationale de Fayez al-Serraj à Tripoli, a indiqué une source libyenne à Liberté à Tunis, sous le couvert de l'anonymat.
Mais aucune information que la menace d'une attaque soit la décision du GNA, déjà embourbé dans les affrontements intercommunautaires dans le sud du pays et sa guerre contre la présence de mercenaires soudanais et tchadiens dans le Sud et le Sud-Est libyen.
Ce qui est sûr, c'est que les milices dirigées par le chef du Conseil militaire de Zenten, Oussama Jouili, chargé par M. As-Sarraj de l'Ouest libyen, ont décidé de rompre unilatéralement la trêve conclue en janvier dernier avec les représentants de Zouara, date à laquelle remonte leur dernière tentative de prendre possession du poste frontalier de Ras Jedir, actuellement sous le contrôle de membres de la “Brigade des Masqués”, originaires de Zouara (environ 117 km à l'ouest de Tripoli). Ces forces étaient auparavant chargées de la lutte contre l'immigration clandestine dans la ville côtière de Sabratha (80 km à l'ouest de Tripoli), qui était un des fiefs de la branche libyenne de l'autoproclamé État islamique (Daech) et un terrain fertile pour les réseaux de trafics de migrants vers l'Europe.
Le face-à-face risque ainsi d'être dramatique pour cette région frontalière avec le Sud-Est tunisien. Le 5 janvier dernier, Oussama Jouili a tenté de prendre le contrôle du poste frontalier en mobilisant de lourds moyens militaires, tuant au moins deux personnes, dont un Algérien de Kabylie installé dans un village amazigh depuis 2007. D'autres personnes ont été blessées, mais les forces armées locales, qui dépendent elles aussi, du moins formellement, du GNA, ont pu repousser cette attaque surprise. Depuis, des discussions ont eu lieu avec Jouili, et le calme est revenu dans la région de Zouara et ses environs. Des discussions informelles pour renforcer cette trêve devaient avoir lieu dans une ville tunisienne, mais elles ont été annulées au dernier moment, a-t-on appris des mêmes sources qui affirment craindre le pire. À noter que toute dégradation de la situation sécuritaire dans l'Ouest libyen risque d'affecter le Sud tunisien, où l'attaque par un commando de Daech de la ville frontalière de Ben Guerdane, le 7 mars 2016, est toujours dans les esprits.
Même si les forces tunisiennes sont sur le qui-vive et ont redoublé la surveillance tout au long de leur frontière avec la Libye, tout épisode d'instabilité dans ce pays est perçu par Tunis comme un danger sérieux. Cela expliquerait d'ailleurs la décision du président tunisien Béji Caïd Essebsi de prolonger l'état d'urgence de sept mois au lieu d'un mois, comme cela était le cas précédemment.


L. M.

 


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Brahms le 15/03/2018 à 17h24

En Belgique, il y a 16 milliards d'euros appartenant au Colonel Kadhaffi qui ont disparu des comptes bancaires pendant qu'eux s’entre-tuent. Vous verrez à la longue que sur les 360 milliards d'euros tout cet argent sera grignoté par les souris européenne.

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