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A la une / International

Leur ville Taouargha avait été détruite par les anti-Kadhafi

Libye : des déplacés empêchés de rentrer chez eux

Des familles bloquées par des groupes armés aux entrées de la ville. © D. R.

Il y a deux enseignements à tirer du cas de Taouargha en Libye : le pouvoir de Misrata et de ses milices et cette impossible réconciliation interlibyenne dans le contexte actuel politico-sécuritaire incertain.

Des milliers de déplacés ont été empêchés hier, par des milices de Misrata, de rentrer chez eux, dans leur ville Taouargha, située à environ 250 kilomètres à l’est de Tripoli, ont rapporté des médias locaux et des agences de presse. Alors qu’un accord avait été conclu pour leur retour, ces anciens pro-Kadhafi étaient encore hier coincés par des groupes armés relevant de Misrata à quelques kilomètres de leur ville qui avait été incendiée et ses habitants chassés en 2011. Dans son appel aux “sages” de Misrata, le président  du Conseil présidentiel et non pas moins Chef du gouvernement libyen d’union nationale (GNA), Fayez al-Serraj, a demandé de “faire valoir la raison et (…) mettre fin aux souffrances des déplacés qui durent depuis sept ans”. Outre le Gouvernement libyen d’union nationale (GNA), issu du processus onusien, plusieurs voix ont appelé ces milices à “la raison” et de laisser ces déplacés rentrer chez eux. L’organisation Jeunes pour la patrie a appelé elle aussi les groupes armés à laisser passer les déplacés qui sont à une dizaine de kilomètres seulement de Taouargha. Cette organisation de la société civile, appuyée par des intellectuels, des militants politiques et associatifs, ainsi que par des journalistes, a appelés les chefs de tribus de Misrata à mettre fin au diktat de son “Haut conseil militaire” et à son chantage sur plus de 600 familles de Taouargha, lit-on sur la presse électronique libyenne. “Nous appelons les hommes sages dans la ville de Misrata à stopper le Haut conseil militaire de Misrata et lui mettre des limites pour éviter tout dommage et escalade” lit-on dans le communiqué relayé par le quotidien El-Wassat. “Nous exhortons donc les sages de la ville de Misrata d’ouvrir une route sûre pour le retour des habitants de Taouargha” qui ont assez souffert de l’exil imposé par une guerre qui a failli disloquer la Libye, au lendemain de la chute de l’ancien régime de Tripoli et la mort du défunt guide libyen Mouammar Kadhafi, dans le sillage de la “révolte populaire” de 2011. Le GNA avait annoncé en décembre le retour de ces déplacés de Taouargha début février, conformément à un accord conclu entre représentants de la ville et de celle de Misrata, qui l'administre depuis la révolte de 2011. Jeudi matin, plusieurs centaines de familles avaient ainsi pris la route en direction de Taouargha, mais elles ont été bloquées à des barrages aux entrées de la ville par des groupes armés. “Nous sommes maintenant à 14 km à l'est de Taouargha (...) avec d'autres familles venues de Tripoli et nous essayons d'entrer”, a dit à l'AFP par téléphone Omar al-Tawerghi, l'un des habitants présent sur place. “Il y a aussi de (nombreux) autres véhicules avec des familles venues de l'est de la Libye bloquées à un autre barrage”, a-t-il ajouté. “Nous insistons pour rentrer chez nous”, a déclaré le président du conseil local de Taouargha, Abdelrahmane Chakchak. D'après la chaîne de télévision Libya Channel, “plus de 600 familles (...) ont été bloquées par les organes de sécurité de la ville de Bani Walid”, à 185 km au sud-est de Tripoli, “par mesure de sécurité”. Le Conseil local de Misrata a, lui, appelé le GNA à “intervenir immédiatement pour reporter le retour de ces familles”, déplorant des entraves empêchant la bonne application de l'accord. “La situation n'étant plus sous le contrôle de la commission chargée par le GNA de veiller au bon déroulement de ce retour”, elle ne peut assurer le suivi de la mise en œuvre de l'accord, a-t-il écrit dans un communiqué.


L. M./Agences

 


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