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A la une / International

La Cour pénale internationale appelée à ouvrir une enquête

Libye : HRW dénonce la situation des déplacés de Tawergha

Des enfants tawarghis revendiquant le retour dans leur ville. © D.R.

Les habitants de Tawergha ont été chassés de chez eux en 2011, par les milices de Misrata, pour s’être rangés du côté du défunt guide libyen Mouammar Kadhafi durant ce qui est communément appelé “La révolution du 17 février”.

L’ONG internationale de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch (HRW), a tiré, hier, la sonnette d’alarme sur la situation désastreuse des déplacés de Tawergha (245 km à l’est de Tripoli), et que des groupes armés misratis empêchent de rentrer chez eux, lit-on dans un communiqué publié, hier, sur son site. “Des groupes armés et des autorités civiles dans la ville côtière libyenne de Misrata empêchent des milliers de personnes de la ville de Tawergha de retourner dans leur ville natale après 7 années de déplacements forcés”, lit-on dans le communiqué rendu public par l’ONG qui en appelle à la Cour pénale internationale (CPI) pour diligenter une enquête en urgence afin de condamner les responsables et mettre fin à ce drame. “Les milices et les autorités de Misrata qui empêchent 40 000 personnes déplacées de retourner dans leurs foyers après 7 années de vie sordide sont cruelles et vindicatives”, a déclaré Sarah Leah Whiston, directrice de Human Rights Watch au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Ces déplacés sont bloqués depuis le premier février à quelques dizaines de kilomètres de leur ville que les miliciens de Misrata ont réduite quasiment en ruine, en représailles au soutien des Tawarghis au défunt guide libyen Mouammar Kadhafi, tué fin 2011 après l’intervention de l’OTAN en soutien à ses opposants, sous-couvert d’“ingérence humanitaire”.
L’ONG affirme, sur la base d’un entretien téléphonique avec Emad Ergeha, un militant et porte-parole du Conseil local de Tawergha, principal représentant de la communauté déplacée de Tawergha et coordonnateur des secours, que “les Tawerghans ont tenté d'atteindre leur village le 1er février, mais des groupes armés de Misrata ont brûlé des pneus, harcelé des gens et tiré en l’air pour les intimider, les obligeant à se retirer du check-point 14 et d'une zone connue comme Industrial River road, le 1er février et le 4 février”.
Des incidents ont eu lieu durant cette période et ont provoqué des blessés au sein des déplacés. “Aujourd’hui encore, les familles sont toujours bloquées dans des camps, sous des tentes de fortune, récemment érigées à l'est de Tawergha. À Qararet al-Qatef,  35 km à l'est de Tawergha, entre 240 et 300 familles logeaient dans des tentes fournies par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR)”, a ajouté la même source. Les images diffusées sur les réseaux sociaux sont les témoins de la catastraphe humanitaire en cours en Libye, au moment où le processus politique est bloqué en raison des rivalités personnelles et tribales, opposant plusieurs camps. “Un nombre inconnu supplémentaire de personnes séjournaient avec des amis ou des parents dans la ville voisine”, a souligné HRW, précisant également qu’ “à Harawa, 280 km au sud-est de Tawergha, un nombre inconnu de familles séjournaient dans 20 à 25 tentes. Les gens séjournent également dans une mosquée et un centre de rassemblement social dans la ville, fournis par le conseil municipal. À Bani Walid,  100 km au sud-ouest de Tawergha, 55 familles nouvellement arrivées ont été ajoutées aux 230 familles déplacées de Tawergha depuis 2011”.
Face à une telle situation, l’ONG a lancé un appel de détresse aux autorités libyennes légitimes et la CPI pour agir au plus vite. Mais face au diktat des milices, son appel a peu de chances d’aboutir.


Lyès Menacer


 


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