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A la une / International

Une douzaine de personnes ont péri dans l’attaque

Libye : la commission électorale cible d’un attentat kamikaze

Le siège de la Haute Commission électorale libyenne (HNEC) enfumé. ©D. R.

Sur les réseaux sociaux, des Libyens accusent ouvertement les Frères musulmans d’être derrière l’attaque d’hier. Dans l’après-midi, l’autoproclamé État islamique (Daech) a affirmé en être l’auteur.

Une douzaine de personnes, selon un bilan provisoire, ont péri dans l’attaque terroriste qui a pris pour cible le siège de la Haute Commission électorale libyenne (HNEC) à Tripoli, ont rapporté plusieurs sources. Sept personnes au moins ont aussi été blessées et les autorités ont annoncé leur évacuation vers l’étranger en cas de nécessité. “Ils ont abattu les gardes avant de tirer sur les personnes présentes sur les lieux”, a déclaré selon Mohamad al-Damja, un haut responsable de sécurité à Tripoli cité par l'AFP. Au moins deux assaillants ont ensuite fait détoner leur charge explosive à l'arrivée des forces de sécurité, a-t-il ajouté. Sur les photos et vidéos circulant sur les réseaux sociaux, l’on peut distinguer une grande fumée noire qui monte du lieu de l’attentat qui a été revendiqué en milieu d’après-midi par la branche locale de l’autoproclamé État islamique (Daech), dont des poches subsistent encore dans la capitale Tripoli. “Deux opérations suicide ont frappé le siège de la commission électorale”, a affirmé Daech à travers son agence de propagande Amaq. “Cette attaque lâche n'empêchera pas le GNA de continuer à apporter son soutien à la HNEC”, a dénoncé le gouvernement d’union nationale (GNA), dirigé par Fayez al-Sarraj dans un communiqué rendu public, affirmant son engagement à (respecter) le processus démocratique pour la tenue des élections afin de mener la Libye à bon port, alors que les autorités parallèles de l’Est, basées à Tobrouk, exigent la tenue d’un référendum constitutionnel avant toute autre élection. C’est ce qui explique le lien que de nombreuses parties libyennes se sont empressées de faire entre ce rejet par le gouvernement de l’Est libyen et les Frères musulmans de la tenue des élections générales et l’attentat d’hier. Sur les pages et comptes qui pullulent sur les réseaux sociaux, de nombreux Libyens ont vite fait d’accuser les islamistes proches des Frères musulmans d’être les commanditaires de l’attentat qui a visé la HNEC. Mais à ce stade et avec la revendication de Daech, il est fortement difficile d’accuser telle ou telle partie d’être derrière le chaos provoqué hier à Tripoli et qui ne fait que confirmer la difficulté à honorer l’engagement des uns et des autres à tenir des élections générales d’ici fin septembre, comme le souhaitent en premier lieu la mission de l’ONU en Libye ainsi que les pays voisins. Tout en condamnant cette attaque, la mission de l'ONU en Libye (Manul) affirme que de telles attaques terroristes ne dissuaderont pas les Libyens d'avancer dans le processus de consolidation de l'unité nationale et de construction de l'État du droit et des institutions. La Manul a appelé, sur son compte Twitter, les autorités libyennes à poursuivre et traduire les auteurs (de l'attaque) en justice le plus rapidement possible.

Lyès Menacer


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