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A la une / International

Trois pays lui avaient proposé l’exil en 2011

Libye : les révélations de l’ancien interprète de Kadhafi

L’ancien interprète du défunt Mouammar Kadafi, tué en 2011, a affirmé à l’agence de presse russe Sputnik que trois pays ont proposé de l’accueillir, mais il a refusé, ajoutant que l’ancien président français Nicolas Sarkozy n’était pas le seul à avoir bénéficié de l’aide financière du défunt guide libyen. “Kadhafi a été invité en Afrique du Sud, au Venezuela et en Biélorussie, mais il n’a pas voulu quitter sa patrie”, a-t-il affirmé. Meftah Abdallah Missuri, diplomate libyen et interprète officiel de l’ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a affirmé en effet que “Hosni Moubarak, qui a dirigé l’Égypte de 1981 à 2011, puis Zine el-Abidine Ben Ali, président tunisien de 1987 à 2011, comptent parmi ceux qui s’étaient adressés à Kadhafi pour lui demander son aide”, a rapporté l’agence de presse moscovite. “Il aidait tous les pays du tiers monde, de l’Asie à l’Amérique latine. Nous aidions tous ceux qui souffraient de cataclysmes naturels, de famines, d’invasion acridienne. Nous envoyions des médicaments, des avions. Si un Président demandait de l’aide, il recevait un montant allant d’un demi-million à cinq millions de dinars”, a expliqué ce proche de M. Kadhafi, dont le fils Seif el-Islam Kadhafi a annoncé en mars sa candidature pour la prochaine présidentielle, prévue en septembre, même si les conditions ne semblent pas réunies pour leur organisation et pour lui, vu qu’il est sous le coup d’un mandat d’arrêt international, délivré par la Cour pénale internationale. Selon Sputnik, citant Meftah Abdallah Missuri, le défunt colonel lui avait dit en personne avoir financé la campagne électorale de Nicolas Sarkozy. “Plus tard, un journaliste portugais l’a questionné au sujet du montant, il a répondu qu’il s’agissait de 20 millions [d’euros, ndlr]. Par la suite, il l’a répété à plusieurs reprises à la télévision, et c’est ce que disait son fils Seïf el-Islam et Ziad Takieddine qui remettait les valises d’argent à Sarkozy”, a-t-il insisté. “Toutes ses maisons étaient officiellement enregistrées au ministère des Wakfs (donations religieuses), aux enfants, le liquide, il n’y en avait pas. Lorsqu’on parle du gel de ses comptes, il s’agit des comptes de l’État libyen. À ce que je sache, des comptes au nom de Mouammar Kadhafi n’existaient pas dans des banques étrangères. Il se peut que ses enfants en aient eu, mais ça je l’ignore. Je traduisais pour Kadhafi, pas pour sa famille”, a-t-il encore précisé.

L. M.


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