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A la une / International

C’est la dernière ville entre les mains de groupes terroristes

Libye : offensive de l’armée de Haftar pour libérer Derna

Défilé de l'armée autoproclamée du maréchal Khalifa Haftar, le 7 mai 2018 à Benghazi. ©D. R.

Encore sous le contrôle du “Conseil de la choura des moudjahidine”, une coalition hétéroclite de milices islamistes terroristes proches d’Al-Qaïda, la ville de Derna fait l’objet depuis lundi soir d’une offensive de l’armée du maréchal Khalifa Haftar.

De retour de Paris, où il avait été hospitalisé durant deux semaines, le maréchal Khalifa Haftar a lancé lundi une opération militaire pour libérer la ville de Derna, contrôlée encore par des groupes islamistes terroristes, qu’ils ont repris au groupe autoproclamé État islamique en 2015. En uniforme militaire, il s’est exprimé à l’issue d’un défilé militaire à Benghazi pour annoncer que “l’heure zéro a sonné pour la libération de Derna”, tout en précisant que ses forces avaient commencé à pilonner “les bastions des terroristes”. Cette ville, située à plus de 1000 km à l'est de la capitale Tripoli, est contrôlée par le “Conseil de la choura des moudjahidine”, qui est en fait une coalition hétéroclite de milices islamistes terroristes, connues pour être proches de la mouvance Al-Qaïda. C’est la seule zone de l’Est libyen à échapper au contrôle de l’armée nationale libyenne du maréchal Haftar. Ce dernier a indiqué avoir donné des instructions à ses forces pour épargner les civils à Derna. Il a également expliqué que “des efforts de paix entrepris depuis trois ans pour éviter une confrontation armée à Derna avaient atteint une impasse”. Rappelons que les forces du maréchal Haftar assiègent depuis plusieurs mois cette ville côtière de 150 000 habitants, connue pour être la place forte historique des islamistes radicaux dans l’Est libyen. Elles y conduisent régulièrement des raids aériens contre des positions terroristes. Le maréchal Haftar, qui soutient un gouvernement parallèle qui exerce son pouvoir dans l’Est libyen et qui conteste l'autorité du gouvernement d’union nationale reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli, est accusé par ses rivaux de vouloir prendre le pouvoir en Libye et d’instaurer une nouvelle dictature militaire. Il bénéficie du soutien, non déclaré, de pays étrangers, comme l’Égypte, les Émirats arabes unis et la France. L’aviation égyptienne avait mené des frappes à Derna en mai 2017 en représailles à une attaque meurtrière revendiquée par Daech contre des coptes en Égypte, avec la participation de l’aviation loyale au maréchal Haftar. Le Caire avait justifié ces frappes en affirmant que les auteurs de l’attaque contre les coptes s’étaient entraînés à Derna. En juillet 2016, Paris avait été contraint de révéler une présence militaire en Libye lors de la mort de trois de ses militaires dans un accident d’hélicoptère dans l'est du pays, où ils menaient une mission de renseignement auprès des forces loyales à Haftar. En proie à l'anarchie depuis 2011, date de la chute du régime du colonel Mouammar Kadhafi, la Libye est devenue un repaire pour de nombreux groupes terroristes.

Merzak T./Agences


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