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Après des mois de violences et de tractations diplomatiques

Libye : un mort dans la violation du cessez-le-feu

Le président russe, Vladimir Poutine (à gauche) et son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan. © D.R.

Samedi, une délégation des autorités parallèles de l’Est libyen s’est entretenue avec le chef de la diplomatie algérienne, Sabri Boukadoum, à Zéralda (ouest d’Alger), sur invitation de la partie algérienne.

Au moins un soldat des troupes loyales au Gouvernement d’union nationale (GNA, reconnu par l’ONU) a été tué hier par des tirs de roquettes imputés aux soldats du controversé maréchal Khalifa Haftar, selon le porte-parole de l’armée du GNA, Teyyar Mohamed Qanounou. “Dans la plus grande violation du cessez-le-feu depuis son entrée en vigueur, nous avons enregistré le premier martyr de l’opération des forces ‘Le volcan de la colère’ dans l’axe d’Aïn Zara suite à un tir des missiles anti-aériens par la milice de Haftar”, a dénoncé M. Qanounou. Ces tirs de “missiles”, comme l’affirme le GNA, interviennent quelques heures seulement après le cessez-le-feu annoncé samedi soir par les forces de Khalifa Haftar et accepté par le GNA. Proposé mercredi par les présidents turc, Recep Tayyip Erdogan, et russe, Vladimir Poutine, le cessez-le-feu a été accepté par Khalifa Haftar, qui mène une opération militaire depuis le 4 avril contre le Gouvernement d’union nationale (GNA) basé à Tripoli. Entré en vigueur à partir d’hier à minuit, il a été violé quelques heures seulement par des tirs de roquettes près de Tripoli, a dénoncé le GNA dans un communiqué. Le GNA a précisé avoir relevé des “violations” de la part des “milices pro-Haftar” dans les régions de Salaheddine et Wadi al-Rabii, au sud de la capitale, “quelques minutes après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu”. Il a par ailleurs rappelé “sa position immuable” selon laquelle “toute initiative de cessez-le-feu ne peut réussir sans le retrait de l’agresseur (les pro-Haftar, ndlr) d’où il est venu”, c’est-à-dire de l’est et du sud du pays. Ce cessez-le-feu est intervenu au milieu d’une intense activité diplomatique en Italie, où les parties libyennes ont eu plusieurs entretiens avec les responsables italiens, mais aussi avec des diplomates américains et de l’Union européenne. L’ambassade américaine en Libye a indiqué que de hauts responsables américains avaient rencontré séparément, jeudi à Rome, le maréchal Haftar et le ministre de l’Intérieur et homme fort du GNA, Fathi Bachagha, pour “encourager” une “désescalade” et une reprise d’un dialogue interlibyen. Parallèlement, une délégation du gouvernement provisoire, établi à l’est (à Tobrouk) et dirigé par Abdellah al-Theni, a été reçue samedi à Alger par le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, pour discuter de la situation en Libye et des moyens à relancer le dialogue politique, selon les vidéos et le communiqué diffusés sur la page facebook du ministère des Affaires étrangères des autorités libyennes parallèles, dont Khalifa Haftar est le bras armé. Depuis la signature d’un accord militaire et maritime entre le GNA et la Turquie, les violences en Libye ont connu un développement inquiétant, poussant la communauté internationale à multiplier ses efforts dans l’espoir d’obtenir un cessez-le-feu et à relancer le processus politique. 
 

Lyès Menacer


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