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Le gouvernement de Tripoli entérine l’accord conclu avec Ankara

L’ONU dénonce l’envoi de soldats turcs en Libye

Le Premier ministre du gouvernement libyen Fayez el-Sarraj (à gauche) et le président turc, Recep Tayyip Erdogan. © D.R

Hier, les combats à l’arme lourde ont fait rage toute la journée dans l’est de la capitale Tripoli, selon les médias libyens. 

La Manul (Mission d’appui des Nations unies en Libye) a réagi hier à l’envoi prochainement en Libye des soldats turcs, en soutien au Gouvernement d’union nationale (GNA) à Tripoli, où Fayez al-Serraj a annoncé jeudi soir la “mise en œuvre” de l’accord de coopération militaire et maritime qu’il a conclu récemment avec Ankara. “La Manul regrette les évènements récents : escalade militaire, ingérence étrangère croissante en Libye et échange d'accusations de trahison par les parties libyennes, qui mettent en danger l'unité de la Libye”, a affirmé la mission onusienne dans un tweet, réaffirmant qu’“une solution politique est la seule solution à la crise” dans ce pays voisin ravagé par la guerre depuis l’intervention de l’Otan en 2011, qui a contribué à la chute de l’ancien régime du défunt colonel Mouammar Kadhafi, chassé par la révolte populaire dans le sillage du “printemps arabe”. 

Tout en affirmant sa détermination à poursuivre ses “efforts inlassables pour parvenir à une position internationale unifiée sur la crise libyenne”, la Manul “exhorte les Libyens à reprendre le dialogue, protéger la vie d'innocents, mettre fin aux combats entre frères”, dans un autre tweet. 

La mission onusienne, dirigée par le diplomate libanais Ghassane Salamé, en tant que représentant spécial en Libye du SG de l’ONU, a insisté sur l’urgence de “freiner l'ingérence étrangère et empêcher de nouvelles catastrophes pour les civils”.

Le GNA a “approuvé à l'unanimité la mise en œuvre” de cet accord, a indiqué, jeudi, le gouvernement dans un communiqué, sans fournir de détails sur les termes de cet accord, dénoncé aussi bien par certaines parties libyennes que par les membres de la communauté internationale. 

Cette annonce va favoriser un climat d’escalade des violences en Libye, où le général Khalifa Haftar, soutenu par les autorités libyennes parallèle de l’Est, mène une opération militaire depuis le 4 avril dernier dans l’objectif de prendre le contrôle de la capitale Tripoli. 

Mais jusqu’à maintenant, il n’a pas réussi à pénétrer au cœur de la capitale, faisant face à une résistance farouche des troupes du GNA et de certaines milices qu’il qualifie de “terroristes”. Ceci dit, l’accord conclu entre Fayez al-Serraj et le président turc Recep Tayyip Erdogan a provoqué une autre crise diplomatique avec le voisin égyptien, l’un des soutiens de Khalifa Haftar. “Nous n'autoriserons personne à contrôler la Libye (...) C'est une question qui relève de la sécurité nationale de l'Égypte”, a dénoncé mardi le président égyptien Abdel-Fattah al-Sissi. 

Pour rappel, les violences autour de Tripoli ont déjà fait plus de 1000 morts et 140 000 déplacés depuis le 4 avril dernier, selon un bilan provisoire de l'ONU. Ce conflit en Libye s'est transformé en une guerre par procuration entre puissances régionales et a provoqué des divisions entre puissances mondiales, compliquant toute reprise d'un processus politique, à l’arrêt depuis des mois.

 

 


Lyès Menacer



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