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A la une / International

Processus politique en Libye

L’ONU ouvre la porte aux “Kadhafistes”

Ghassan Salamé, envoyé spécial pour la Libye © D.R.

Rebondissement dans le processus politique libyen sous l’égide de l’ONU, avec l’annonce de l’envoyé spécial pour la Libye, Ghassan Salamé, indiquant que les partisans de l’ancien régime de Mouammar Kadhafi, dont son fils Seïf al-Islam, pouvaient y participer.

“Je veux que l’accord politique ne soit pas la propriété privée de tel ou tel. Ça peut inclure Seïf al-Islam (le fils de Mouammar Kadhafi), ça peut inclure les partisans de l'ancien régime que je reçois ouvertement dans mon bureau”, a affirmé vendredi à New-York l’émissaire onusien pour la Libye. Par ces déclarations, Ghassan Salamé veut donner un nouvel essor au processus politique libyen, qui se caractérisait jusque-là par la dualité entre le président du Conseil présidentiel libyen, Fayez As-Sarraj, et l’homme fort de l’Est, le maréchal Khalifa Haftar. L’envoyé spécial d’Antonio Guterres a demandé à tous les pays impliqués dans le dossier d’agir sous le parapluie de l’ONU. “Les élections (parlementaires et présidentielle) qui sont le point d’arriver au processus doivent être ouvertes à tout le monde”, a insisté Ghassan Salamé dans une interview à la chaîne de télévision France 24. Quant à la participation des islamistes, il a estimé qu’il s’agissait d’une famille très large. “Si vous parlez des groupes violents, ils ne veulent pas jouer le jeu démocratique. Eux-mêmes s’excluent du jeu”, a-t-il souligné. Reste à savoir s’il visait directement Abdelhakim Belhadj, considéré à un certain moment un acteur-clé de la crise libyenne. L’avenir nous le dira, d’autant plus qu’Abdelhakim Belhadj vient de refaire une apparition en public lors du mini-sommet sur la Libye de Kintélé, à Brazzaville, le 9 septembre dernier. Ceci étant, pour l’émissaire onusien “il faut créer les conditions pour ces élections, qu’on sache comment élire un président et quel pouvoir lui donner”.  “Première étape, on a besoin d’une loi électorale. Il n’y a jamais eu d’élection présidentielle en Libye. Il y a des questions à régler. Elire, c’est bien. Mais est-ce que M. Macron lui-même a été élu sans une loi électorale ?”, a-t-il demandé.  L'émissaire a également diplomatiquement mis en garde contre les initiatives non concertées émanant de pays préoccupés par le dossier libyen. “J’espère qu’on reconnaîtra à l’ONU la primauté et que les initiatives qui se font de part et d’autre conflueront vers l’ONU. On ne peut pas interdire à un État membre de vouloir jouer le médiateur à droite ou à gauche, mais il faut que ce soit sous le parapluie de l'ONU”, a-t-il notamment souligné. Pour rappel, Ghassan Salamé, qui a pris ses fonctions en juillet, a présenté cette semaine sa feuille de route pour la Libye avec plusieurs étapes institutionnelles avant d’arriver à des élections générales, “peut-être à l'été”, a-t-il précisé. À signaler enfin, la rencontre à New-York en marge des  travaux de la 72e session de l’Assemblée générale de l’ONU, du ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, avec son homologue libyen M. Mohamed Tahar Siala. Les deux hommes ont discuté de la situation en Libye et des derniers développements enregistrés concernant le processus de règlement de la crise, notamment à la lumière de la réunion de Haut niveau sur la Libye, tenue en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, qui a pris acte de la feuille de route présentée par le Représentant spéciale du secrétaire général de l’ONU pour la Libye, Ghassane Salamé.


Merzak Tigrine

 


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