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Nord Mali

L’ONU pointe la multiplication des exécutions sommaires

© D. R.

Les  forces  armées  maliennes  et  nigériennes  ont  commis  plusieurs exactions extrajudiciaires au Mali, a affirmé la Mission multidimensionnelle et d’appui au Mali (Minusma) de l’ONU, jeudi, dressant un bilan inquiétant de la situation sécuritaire dans le centre et le nord de ce pays du Sahel.

“Au  cours  du  premier  trimestre, la  situation  des  droits  de  l’Homme  est demeurée très préoccupante  aussi  bien  dans  le  nord  que  dans  le centre du pays”, affirme la Minusma, faisant état de “la  multiplication  des  exécutions sommaires et des disparitions forcées ou involontaires lors des opérations militaires  et  de  sécurisation  des  forces  de  défense et de sécurité maliennes”, lit-on dans le communiqué de la Minusma.

“Sur les 598 violations et abus documentés  au cours de  la  période  (du 1er janvier au 31 mars, ndlr), (…) le G5 Sahel a été  responsable  de  18 violations des droits de l’Homme.

Les forces armées nigériennes ont commis quant à elles 34 violations” lors de leurs opérations et poursuite des groupes  terroristes  sur  le  territoire malien, selon la Minusma, même si la majorité  des  violations (103) “sont  imputables aux  groupes  extrémistes,  69  aux  groupes  signataires  et  non  signataires, tandis  que  les milices  et  les  forces  de défense  et  de  sécurité   se  sont rendus  respectivement   responsables  de  218  et  165 violations et abus”.

Selon  toujours  la  mission  onusienne, “ces  chiffres  sont  en  hausse  de 61,21% par  rapport  aux  violations  et  abus  documentés  au  cours  du  trimestre précédent (octobre à décembre 2019), où la division a enregistré 232 violations et abus de droits de l’Homme ayant causé la mort d’au moins 119 personnes”, lit-on encore dans le communiqué de jeudi soir.

Outre la multiplication des attaques imputées aux groupes de l’ex-rébellion et à leurs alliés dans le nord et  le  centre  du  pays, l’ONU explique ces chiffres par les  violences  causées  par  l’infernal   “cycle  de  représailles  de  plus  en   plus fréquentes  entre  les  membres  des  communautés  peul  et  dogon  et l’implication des Forces de  défense  et  de  sécurité  maliennes  dans des  cas  d’exécutions  sommaires  extrajudiciaires  et  des  disparitions  forcées  ou involontaires”.

L’impunité   dont  jouissent  certains  auteurs  de  ces violences a aggravé  la situation, selon la Minusma.
 

Lyès MENACER


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