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A la une / International

Statut d’Al-Qods

L’ONU vote contre la décision de Trump

Mahmoud Abbas, président de l'État de Palestine. ©D. R.

Même si le vote de l’Assemblée générale contre la décision de Donald Trump est non contraignant, il a le mérite de confirmer l’isolement des États-Unis.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a réitéré hier son rejet de toute médiation américaine dans le processus de paix israélo-palestinien, au lendemain d’un nouveau revers subi par les États-Unis, dont la décision de reconnaissance d’El-Qods comme capitale d’Israël a été rejetée par l’Assemblée générale de l’ONU, lors d’une session extraordinaire jeudi. “Nous n'accepterons aucun plan de la part des États-Unis”, a-t-il déclaré à l'issue d'un entretien avec le président français Emmanuel Macron à l'Élysée.
“Les États-Unis se sont disqualifiés eux-mêmes”, et ils “ne peuvent pas prétendre au rôle de médiateur honnête dans le processus de paix” au Moyen-Orient, a ajouté M. Abbas lors d'une conférence de presse animée conjointement avec le président français Emmanuel Macron. “Nous voulons vivre en paix avec Israël notre voisin”, a enchaîné Mahmoud Abbas. Les États-Unis devaient présenter un plan pour le printemps 2018, mais la décision de Trump rend la présentation de ce plan impossible et isole aujourd’hui Washington. La preuve en est le vote lundi d’un projet de résolution rejetant sa décision au sein du Conseil de sécurité par 14 membres, dont les quatre membres permanents (France, Grande-Bretagne, Chine et Russie). Les menaces de représailles de l’ambassadrice américaine auprès de l’ONU n’ont pas empêché l’adoption d’une résolution dénonçant la décision de Trump. Sur les 193 pays membres de l'ONU, 128 ont voté en faveur de cette résolution non contraignante, dont de nombreux alliés de Washington comme la France et le Royaume-Uni. Le nombre de pays ne votant pas la résolution a permis aux États-Unis – qui avaient agité la menace de rétorsions financières contre l'ONU – de limiter la casse, mais cela ne cache pas le camouflet subi par Washington, dont la politique étrangère du locataire de la Maison-Blanche va à contresens de tous ses prédécesseurs. Le Botswana qui a été destinataire, entre autres, d’un message menaçant de sanctions financières les pays qui ont voté en faveur de la résolution adoptée par l’AG de l’ONU a réagi fortement en affirmant qu’il ne sera pas intimidé par “ces menaces qui portent atteinte à sa souveraineté en tant qu’État indépendant”. De son côté, le chef de la diplomatie turque, qui s’est déplacé à New York pour prendre part à cette session d’urgence sur El-Qods, a qualifié ce comportement d’“intimidation”. “C’est immoral de penser que les votes des États membres sont négociables et qu’on peut les vendre”, a dénoncé le ministre turc. “Vous êtes peut-être forts mais cela ne veut pas dire que vous avez raison”, a-t-il lancé à l’adresse de la délégation américaine présente dans la salle de l’Assemblée générale. M. Macron, qui se rendra en Israël et dans les territoires palestiniens en 2018, a rappelé la position française estimant qu'“il n'y a pas d'alternative à la solution des deux États et pas de solution sans accord entre les parties sur Jérusalem”.

Lyès Menacer


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