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A la une / International

Deuxième tour de la présidentielle au Mali

L’opposition dénonce une fraude avant le scrutin

Tiébilé Dramé, directeur de campagne de Soumaïla Cissé, ©D. R.

Les observateurs internationaux avaient appelé entre les deux tours à plus de transparence dans le déroulement du vote, après les incidents signalés dans quelques bureaux dans le centre du pays.

Le camp de l'opposant Soumaïla Cissé, en lice pour le second tour de la présidentielle au Mali, a affirmé dans la nuit de samedi à hier qu'une fraude était en préparation, quelques heures avant l'ouverture des bureaux de vote. “Cela fait trois jours qu'on apprend que des bulletins de vote circulent dans le pays”, a déclaré à l'AFP le chef de la campagne de M. Cissé, Tiébilé Dramé, en marge d'une conférence de presse qui s'est ouverte après minuit (00h00 GMT) au QG du candidat, en présence de deux observateurs de l'Union européenne.
Les responsables de son parti ont montré aux journalistes un carnet de 50 bulletins de vote arborant les photos du candidat de l'Union pour la République et la démocratie (URD) et du président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta. “Ces bulletins devraient être sous scellés et ouverts seulement en présence des assesseurs, des délégués et des mandataires des candidats. Si des bulletins circulent à Bamako avant le jour-J, il y a motif à se poser des questions sur la crédibilité du vote”, a dit M. Dramé, en affirmant que des cas similaires avaient été rapportés en dehors de la capitale. “Ce n'est pas le contexte de guerre qui fait que ces élections sont bancales, c'est la volonté délibérée du gouvernement d'avoir des élections bancales”, a-t-il accusé. Crédité de 17,8% des voix au premier tour, pour 41,7% attribués au président sortant, M. Cissé avait dénoncé des résultats “ni sincères, ni crédibles” car entachés de fraudes. Mais les recours qu'il avait introduits, ainsi que d'autres candidat de l'opposition, ont été balayés par la Cour constitutionnelle. Pour rappel, lors du premier tour le 29 juillet, quelque 3% des bureaux de vote étaient restés fermés en raison de violences, empêchant près de 250 000 Maliens de se rendre aux urnes, surtout dans le Centre et le Nord. Cette fois, quelque 36 000 militaires maliens, soit 6 000 de plus qu'au premier tour, sont mobilisés pour sécuriser le scrutin avec l'aide des Casques bleus de la Minusma, des forces françaises de l'opération Barkhane et, dans le Nord, où l'État est peu ou pas présent, de groupes armés signataires de l'accord de paix. Malgré cela, le vote n'a pas pu avoir lieu dans le village de Kiname, à 120 km de Tombouctou (nord), où “des hommes armés sont venus et ont emporté tout le matériel électoral au bord du fleuve et l'ont incendié, avant de repartir”, a  déclaré un habitant joint par l'AFP.
Selon des informations de médias locaux, non confirmées officiellement, d'autres bureaux sont restés fermés. Les observateurs de l'UE, premier bailleur international du Mali ont cette fois pu se déployer à Gao (Nord), mais toujours pas à Tombouctou et Kidal (Nord), ni Mopti (centre).

R. I./Agences


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