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A la une / International

Un sommet SERA consacré à son financement le 14 décembre

L’UE au secours de la France pour le G5 Sahel

Les chefs d’Etat du Burkina Faso, de Mauritanie, de France, du Mali, du Tchad et du Niger. ©D. R.

L’empressement français à aller vers l’option du financement européen est dicté, semble-t-il, par la démarche des États-Unis au Conseil de sécurité qui a rejeté l’idée d’une aide onusienne.

L’Union européenne va s’impliquer davantage dans le Sahel, région pour laquelle elle va consacrer un sommet, le 14 décembre prochain, selon une source diplomatique citée par l’AFP. Ainsi, les dirigeants du G5 Sahel sont conviés à une réunion avec leurs homologues de l’UE où il sera question, bien entendu, de l’aide matérielle et financière à accorder à cette coalition, initiée et soutenue par la France, pour son combat contre le terrorisme et le crime organisé dont le trafic d’armes et de drogue. Dans l’après-midi de la même journée, se tiendra un sommet des 28 chefs d’État et de gouvernement de l’UE dédié à la même question, l’aide et le financement du G5 Sahel. “Son objectif est de continuer à soutenir financièrement et matériellement les besoins particulièrement importants de la force conjointe du G5 Sahel, et de  reposer la question de son financement au niveau européen”, a expliqué la source de l’AFP. Il est clair que la France opère ainsi un forcing pour faire adhérer les 28 à son initiative qui s’inscrit dans le cadre global de la lutte antiterroriste appelée à s’intensifier dans cette région qu’accréditent les informations sur l’éventuel retour des “combattants” de Daech qui trouveraient un terrain propice avec l’instabilité qui caractérise la sous-région. Cela d’autant que ces “combattants” ne peuvent pas retourner dans leurs pays respectifs après la déroute de l’EI en Irak et en Syrie. Plusieurs pays de l’UE sont déjà partenaires des mécanismes mis en place dans la région, à l’image de l’Allemagne, engagée dans la Minusma et partenaire financier du Cemoc, sont-ils ainsi appelés à un autre effort pour la même région et pour le même objectif. Et c’est justement à ce niveau que s’exerce le forcing français afin d’orienter l’aide vers cette nouvelle coalition. Cela est d’autant plus vraisemblable que la France a perdu du terrain devant les autres puissances qui ont des visées sur la région, malgré sa présence à travers la force Barkhane, de plus en plus contestée notamment par la population malienne. L’UE a déjà accordé une aide de 50 millions d’euros, mais cela reste insuffisant compte tenu des besoins de la force du G5 Sahel et des capacités financières minimes des cinq pays, Mali, Niger, Burkina Faso, Mauritanie et Tchad, qui la composent. Et l’empressement français à aller vers l’option du financement européen est dicté, semble-t-il, par la position des États-Unis qui ont promis de participer avec une aide à hauteur de 51 à 60 millions de dollars, mais, insistent-ils, dans le cadre de leur programme axé principalement sur des aides financières, matérielle et en formation en bilatéral. Ce qui, de toute évidence, contrarie les projections françaises. D’où le recours au soutien de l’UE et la tentative de convaincre les 28 d’adhérer à cette démarche. En plus de la présence américaine appelée à se renforcer, surtout après la mort de trois soldats des Forces spéciales dans une embuscade au Niger. Pas seulement, la Russie aussi avec une possible brèche via la Libye ou sous la pression de la population malienne qui a réclamé son intervention après ses succès contre l’EI en Syrie. Pour reprendre pied dans son pré-carré tout en limitant les dégâts de sa présence militaire au coût exorbitant, la France veut impliquer toute l’UE dans sa démarche.

Djilali B.


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