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Attaques de deux navires en mer d’Oman

L'UE et le Japon doutent de la version de Washington

L’un des deux bateaux touchés par les explosifs en mer d’Oman. © D.R

L’un des deux navires touchés par l’attaque à l’explosif en mer d’Oman appartient à une entreprise japonaise, qui a livré une autre version des faits, après que les États-Unis se sont précipités à accuser l’Iran d’en être l’auteur.

Le Japon a rejeté hier les accusations américaines contre l’Iran, dans l’affaire de l’attaque qui a visé jeudi deux navires pétroliers en mer d’Oman, alors que le Premier ministre japonais Shinzo Abe était en visite de deux jours à Téhéran. Selon l’agence de presse japonaise Kyodo, des hauts responsables du gouvernement ont affirmé que Tokyo a rejeté les allégations américaines contre l’Iran, estimant que les preuves fournies par Washington sont insuffisantes pour accuser Téhéran. “Le gouvernement du Japon a demandé aux États-Unis de faire plus de recherches à cet égard, car la vidéo diffusée à la faible résolution ne révèle et prouve rien”, a rapporté l’agence de presse nippone, soulignant que “le gouvernement américain n'avait pas encore convaincu le gouvernement japonais et  croit que ces documents ne sont que des spéculations”, lit-on sur l’agence de presse iranienne IRNA qui a repris l’information. 
L’armateur japonais, propriétaire de l’un des deux bateaux touchés par les explosifs en mer d’Oman avait déjà réagi vendredi, démentant la version américaine, consistant en des vidéos que le Pentagone a transmis au président des États-Unis, Donald Trump. Emboitant le pas au Japon qui a demandé une enquête, des pays membres de l’Union européenne ont exprimé également des doutes sur la véracité de la version américaine que de nombreux observateurs et Téhéran ont pris pour une tentative des États-Unis de justifier sa guerre diplomatique et économique contre l’Iran, voire une guerre militaire contre le rival de leur allié saoudien dans la région du Proche et Moyen-Orient. “Une telle décision doit être prise avec la plus grande attention. Je connais l'évaluation faite par les services de renseignement américains et britanniques, mais nous n'avons pas encore décidé cela en ce qui nous concerne. Il faut être très prudents et nous recueillons plus d'informations”, a expliqué le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas à son arrivée pour une réunion avec ses homologues à Luxembourg, a rapporté l’AFP. “Il est essentiel d'avoir toutes les preuves”, a insisté le ministre finlandais Pekka Haavisto. “La tâche principale des ministres des Affaires étrangères est d'éviter la guerre”, a souligné pour sa part le chef de la diplomatie du Luxembourg Jean Asselborn, qui a mis en garde contre la répétition des faux pas diplomatiques qui ont conduit à l'invasion de l'Irak en 2003. “Je suis convaincu, comme je l'étais il y a 16 ans, qu'il ne faut pas commettre l'erreur de croire que l'on peut résoudre un problème au Moyen-Orient avec des armes”, a-t-il confié. “Le danger est qu'ici, on joue avec le feu et qu'à la fin, il n'y aura en fait que des perdants”, a averti le ministre autrichien des Affaires étrangères Alexander Schallenberg. 
Plusieurs ministres ont soutenu la position du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres qui a demandé une enquête indépendante. 
 

Lyès Menacer


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