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A la une / International

Au lendemain de la proclamation de l’indépendance de la région

Madrid tente de prendre la situation en main en Catalogne

Les Catalans célèbrent la déclaration d'indépendance proclamée par le Parlement régional. ©D. R.

Les indépendantistes catalans continuent de défier Madrid, dont le gouvernement de Mariano Rajoy a mis en place une série de mesures en application de la décision de la mise sous tutelle de la région de Catalogne.

Le président du gouvernement régional de la Catalogne, Carles Puigdemont, a réagi hier dans un discours transmis en direct sur la chaîne publique catalane TV3, en affirmant être toujours en poste, alors qu’à Madrid, le Premier ministre Mariano Rajoy avait annoncé vendredi soir sa destitution et la mise sous tutelle de la région en application de l’article 155 de la Constitution espagnole. “Nous sommes certains que la meilleure manière de défendre les victoires obtenues jusqu'à aujourd'hui est l'opposition démocratique à l'application de l'article 155”, ajoutant : “Nous continuerons à œuvrer pour construire un pays libre.”
La version écrite de l'allocution diffusée en parallèle est signée “Carles Puigdemont, président de la Generalitat (gouvernement) de Catalogne”, a rapporté l’AFP. Les Catalans “savent parfaitement que dans une société démocratique, c'est le parlement qui (...) démet le président”, a-t-il souligné, dénonant une “agression préméditée à la volonté des Catalans” par les autorités espagnoles qui ont pris plusieurs mesures pour faire revenir la Catalogne dans le giron de Madrid, alors que sur le plan européen et international, l’Union européenne a rejeté l’indépendance de cette région, tout comme les États-Unis, le Canada et la Grande-Bretagne. En début de soirée de vendredi et à l'issue d'un Conseil des ministres extraordinaire, le chef du gouvernement Mariano Rajoy avait annoncé une batterie de mesures drastiques dont la destitution du président séparatiste catalan Carles Puigdemont, de son cabinet et du directeur de la police de Catalogne. Évoquant une “indépendance déchirante, triste et angoissante”, M. Rajoy a aussi décrété la dissolution immédiate du parlement catalan, en vue de la tenue d'élections le 21 décembre. Ces mesures entraînent une suspension de facto de l'autonomie de la Catalogne, qui a sa propre langue et sa culture, regagnée après la fin de la dictature de Francisco Franco (1939-1975). Madrid a affirmé aussi qu'il en fera un usage a minima pour “restaurer l'ordre constitutionnel” dans cette région de la taille de la Belgique, où vivent 16% des Espagnols. “Le gouvernement a adopté ces mesures pour éviter la prise en otage inadmissible d'une majorité des Catalans et le vol d'une partie du territoire au reste des Espagnols”, a-t-il expliqué.
Hier matin, le gouvernement espagnol a annoncé au Journal officiel la destitution du chef opérationnel de la police catalane Josep Lluis Trapero, dans le cadre des mesures de mise sous tutelle de la Catalogne adoptées la veille. Vendredi, le chef du gouvernement Mariano Rajoy avait déjà démis de ses fonctions le directeur administratif de la police régionale, les Mossos d'Esquadra, ainsi que des membres de l'exécutif catalan, après la déclaration d'indépendance proclamée par le parlement régional. Josep Lluis Trapero est devenu au fil des semaines une figure emblématique de la crise catalane : devenu “héros national” en août pour sa gestion des attentats terroristes qui ont fait 16 morts en Catalogne, il est désormais sous le coup d'une enquête pour “sédition”, la justice le soupçonnant d'être resté passif lors de manifestations visant la Guardia civile en septembre.
En début d’après-midi, la vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Saenz de Santamaria, a réuni les secrétaires d'État qui seront chargés d'assumer les fonctions des gouvernants catalans, selon les médias locaux.

Lyès Menacer/Agences


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