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A la une / International

Près de 40 morts en 24 heures dans des attaques

Mali : détérioration de la situation sécuritaire

Difficulté d’identifier la nationalité des victimes des carnages, la majorité étaient calcinées. © D.R.

En dépit de toutes les mesures sécuritaires, plusieurs régions du Mali ont été touchées depuis mercredi par des actes terroristes, qui ont coûté la vie à une quarantaine de personnes, dont plus de la moitié des civils.

Le Mali n’arrive pas à retrouver un climat de paix, malgré les efforts sur le plan sécuritaire avec notamment le lancement des premières opérations de la force conjointe antiterroriste du G 5 Sahel, créée récemment. La détérioration de la situation coïncide avec l’ultimatum de deux mois, donné par l’ONU aux signataires de l’Accord de paix d’Alger de 2015, pour prouver leur bonne volonté.  Il n’en demeure pas moins que la situation sur le terrain est loin d’être reluisante, avec l’enregistrement de la mort d’une quarantaine de personnes, dont plus de la moitié de civils, en l’espace de 24 heures. C’est le centre du Mali, et aux confins du Burkina Faso et du Niger, que sont enregistrés ces actes terroristes. Ainsi, vingt-six civils, dont six femmes et quatre enfants, ont été tués jeudi dans l’explosion d'une mine au passage de leur véhicule, parti de Djibo, au Burkina Faso à destination de la foire hebdomadaire de Boni, dans le centre du Mali. C’est le dernier bilan de la gendarmerie de Boni, qui avait indiqué auparavant que seulement 23 personnes avaient péri dans ce carnage. Le comptage et l’identification pour déterminer les nationalités se sont avérés difficiles, parce que les victimes étaient calcinées. “Nous venons d’enterrer les morts. Ils sont finalement 24, dont quatre  bébés avec leurs mères”, a déclaré à l’agence AFP Abdoulaye Cheick, habitant de Boni et parent d'un des tués, parmi lesquels “sept personnes d'une même famille”. Il a affirmé : “C’est un carnage. Il n’y a pas de survivant”. Toujours dans cette région du centre du pays, l’armée malienne a annoncé avoir tué sept assaillants et perdu deux militaires en repoussant deux attaques terroristes présumées aux premières heures de jeudi. Selon un communiqué de l’armée malienne, deux militaires ont été tués dans l’opération. La seconde attaque terroriste, qui n’a pas fait de victime selon la même source, a eu lieu dans le secteur où 36 gendarmes maliens avaient déserté la semaine dernière pour se diriger vers Bamako, où ils ont été mis aux arrêts dans l’attente de leur comparution en conseil de discipline. Un sergent a été arrêté dans le centre du Mali cette semaine et transféré à Bamako pour avoir publié une vidéo dans laquelle il critiquait la hiérarchie militaire et la gouvernance du pays. Des sources sécuritaires ont indiqué que deux douaniers maliens ont été tués mercredi un peu plus à l’ouest, à environ 200 km au nord de Bamako, dans une attaque qui a coûté la vie à l’un de ses auteurs. Ceci étant, le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé mercredi à une mise en œuvre “intégrale et inclusive” de l’accord de paix au Mali, exprimant “son impatience” face aux retards qui continuent d’entraver la paix dans ce pays sahélien. Dans sa déclaration sur la situation au Mali, publiée au lendemain d’un briefing sur l’état d’avancement de l’accord de paix, issu du processus d’Alger, le Conseil de sécurité a souligné “qu’il n’y aurait pas de paix et de sécurité durables dans la région du Sahel si l’accord n’est pas appliqué de façon intégrale, efficace et inclusive”.


Merzak Tigrine


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