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A LA UNE / International

Affrontements entre groupes armés et tension interethnique

Mali : guerre autour du contrôle de Gao

Des soldats de l'armée malienne sur les lieux de l'attaque. ©D. R.

Ces violences rappellent, une nouvelle fois, la fragilité de l’accord de paix inter-malien qui a été conclu en mai-juin 2015 et dont la mise en œuvre piétine toujours.

Regain de tension à Gao, dans le nord du Mali où les groupes armés s’affrontent accentuant la méfiance et les clivages ethniques entre les populations de cette grande ville cosmopolite. En effet, la tension est montée d’un cran et l’on craint l’extension du conflit à la population, qui risque de dégénérer en conflit ethnique, d’autant plus que la ville a été désertée, jeudi, en raison de l’insécurité. Et pour cause, ce jeudi, le Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA) a fait part de l’assassinat de son officier, Alhader Ag Aguidi, assassinat dont les auteurs seraient des éléments de la Coordination des mouvement de l’Azawad (CMA). Et considère que ce crime est lié aux opérations du groupe pour stabiliser la région. “Aucune barbarie ne viendra à bout de la détermination du MSA dans sa lutte pour la paix et la cohésion sociale”, lit-on dans un communiqué rendu public rappelant la mission de son officier pour la sécurisation la frontière avec le Niger nettoyée “des malfrats”. Et de promettre enfin de tout faire pour que ce crime ne reste pas impuni. Aussi, accuse-t-il le HCUA, membre de la CMA, d’être derrière l’attaque, le saccage et le pillage, hier, du village d’Inwelane. Il s’agit, selon la CMA, d’une riposte à une attaque contre son poste à Talataye par le MSA. Mensonge, réplique le MSA qui nie l’existence d’un poste de la CMA dans cette région. Cela est d’autant plus grave que la CMA est signataire de l’accord de paix d’Alger, ajoute le communiqué de MSA. La CMA, avec une précision chronométrique et noms à l’appui, donne sa version des faits qui ont suscité sa réaction. Elle évoque dans son communiqué “une attaque armée menée par des hommes de Mossa AG Achartmane, ce jour du 1er mars 2018, vers 17 h”. Cet échange d’accusations laisse apparaître un sérieux conflit autour du contrôle de la région. Le MSA, venu se greffer dans le paysage bien après la signature de l’accord d’Alger, n’entend pas laisser la CMA prendre le contrôle total de la région dans le cadre de l’accord, notamment à travers les patrouilles mixtes. D’où la tension régulière entre les différents groupes. Une tension qui a touché également la population, dont celle entre les populations Songhaï et arabe. En réaction à la mort d’un des leurs, victime des Songhaï, accuse-t-on, les populations arabes sont sorties, hier, dans la rue et tiré des coups de feu, selon un témoignage rapporté par l’AFP. Il serait, selon les soupçons de la communauté arabe, de représailles Songhaï à la mort, mercredi, d’un soldat de la Garde nationale, tué par des Arabes. La ville de Gao est restée ville morte. Même les services publics n’ont pas fonctionné en raison du risque d’escalade entre les deux communautés. Dans ce climat tendu, il n’y a pas d’appel au calme, mais plutôt à situer les responsabilités dans les évènements, chaque groupe ou communauté campant sur ses positions rendant le risque du prolongement des affrontements palpable. Seul Gatia, à travers son bureau exécutif de la jeunesse, qui dénonce dans un communiqué cette situation qui risque de dégénérer et qui vise à semer le désordre et la panique parmi la population. Le communiqué évoque même des tentatives de guerre civile à travers les récurrents incidents intercommunautaires. “Nous appelons le gouvernement, les groupes armés et les forces internationales d’agir dans le plus bref délai pour en sauver ce qui peut l’être et trouver une solution définitive à ces multiples tentatives de guerre civile”, lit-on dans le document qui appelle tout le monde à œuvrer pour calmer les esprits.

Djilali B.


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