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A la une / International

Création de deux groupes armés communautaires dans le centre du pays

Mali : l’autodéfense faute de protection

Des soldats en patrouille dans les rues de la capitale. ©D. R.

La conséquence directe des violences intercommunautaires à répétition dans le centre du Mali est ce recours à l’autodéfense en raison de l’absence de protection de la part des autorités sécuritaires.  

Après le nord du Mali, qui avait connu ce phénomène en raison des violences qui l’avaient secoué, c’est au tour maintenant au centre du pays de voir fleurir les groupes d’autodéfense. En effet, deux autres groupes ont récemment été créés dans cette région pour protéger respectivement les populations peule et dogon, frappées par les violences intercommunautaires. C’est ce qu’ont indiqué à l’AFP leurs responsables. C’est la conséquence des violences, qui se sont multipliées durant les trois dernières années dans le centre du Mali entre Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l’agriculture. Et pourtant, le Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga avait promis lors d'une rencontre de réconciliation le 25 mars dernier entre dirigeants peuls et dogons à Koro de “désarmer de gré ou de force les milices”.
Il avait même affirmé que “l’État ne sous-traite pas sa sécurité”. “Je suis le président de la coordination du bureau national du groupe d’autodéfense Dana Amassagou, qui veut dire les chasseurs qui se confient à Dieu”, a déclaré à l’AFP David Tembiné, chef de ce groupe de chasseurs dogons. Il a ajouté : “Nous sommes le nombre qu’il faut pour défendre nos parents contre les milices, notamment peules, qui les attaquent”, dans des zones où l’État est absent. Même son de cloche chez l’Alliance pour le salut du Sahel entend défendre “les civils peuls du Mali et du Burkina Faso contre les exactions”, comme l’a expliqué à l’AFP un de ses responsables, Yessouf Diallo, un ancien fonctionnaire. Pas plus tard que jeudi, le ministère malien de la Défense annonçait que quatre civils ont été tués mardi dans une attaque d’un village au centre du Mali. “L’attaque s’est déroulée mardi aux environs de 13h dans le village de Tonio (Cercle de Koro) dans la région de Mopti (Centre) à la frontière avec le Burkina Faso”, précise le ministère dans un communiqué rendu public. Déployées sur les lieux, “les forces armées maliennes ont découvert les corps de quatre civils tués et un blessé par les terroristes”, explique la même source, qui A ajouté que “suite à une poursuite, les forces armées maliennes ont capturé trois suspects terroristes en possession d’engins explosifs, de matériels et équipements de guerre”. Rappelons que dans son dernier rapport trimestriel sur le pays, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait déploré que la sécurité des civils se soit “encore détériorée” dans le centre du Mali. Les groupes terroristes y ont “exacerbé les tensions et les violences intercommunautaires, surtout entre les Peuls et les Dogons, et fait un nombre de victimes civiles sans précédent” dans leurs opérations visant les forces maliennes et étrangères, précise le rapport du SG de l’ONU.

Merzak Tigrine


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