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A la une / International

Elle a menacé les opposants à la paix de sanctions

Mali : l’ONU veut l’application rapide de l’Accord d’Alger

Bilal Ag Chérif, SG du CMA, lors du paraphe de l'accord de paix intermalien en mai 2015. © D.R.

Estimant qu’aucun progrès n’a été réalisé dans l’application de l’Accord d’Alger de 2015, le Conseil de sécurité des Nations unies va entreprendre prochainement l’identification des Maliens qui font obstruction à la paix dans leur pays en vue de leur imposer des sanctions.

La réunion mercredi soir du Conseil de sécurité, consacrée à la situation au Mali, a abouti à la conclusion que “les retards conséquents” dans l’application de l'Accord de paix de 2015 “nous conduisent à devoir aller plus loin”.
C’est du moins l’avis de l’ambassadeur français à l’ONU, François Delattre, qui a précisé que “la France engagera avec ses partenaires dès les prochaines semaines (...) un travail visant à identifier ceux qui font obstruction à la mise en œuvre de l'accord de paix”. L’objectif, selon lui, est de viser “dans un premier temps une série de responsables qui nuisent à l’application de l'accord sur le terrain, notamment par leur collusion avec des groupes terroristes ou des activités de trafic”. Partageant ce point de vue, la diplomate américaine, Amy Tachco, a souligné “qu’aucun progrès substantiel n’a été réalisé dans l’application de l’accord et nous souhaitons travailler avec nos partenaires pour identifier les responsables et prendre les mesures qui s’imposent”. L’ambassadrice britannique Karen Pierce a apporté son “soutien” à l’identification de “ceux qui font obstruction, retardent ou menacent l’application de l'accord de paix, afin de leur imposer des sanctions”.
Rappelons que c’est le Mali qui a demandé, à l’origine à l'ONU de prévoir un régime général de sanctions. Selon l’émissaire de l’ONU au Mali Mahamat Saleh Annadif, si des sanctions étaient imposées, elles pourraient viser des individus figurant dans les trois parties signataires de l’Accord de paix: le gouvernement malien, la Plateforme des mouvements d'auto-défense et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Plus circonspect, l’ambassadeur russe adjoint à l’ONU, Dimitri Polyanski a estimé que “l’utilisation directe de sanctions doit être une mesure de dernier recours”, mettant en garde contre toute “hâte”. “Il est de l’intérêt des parties maliennes d’appliquer l'accord de paix” et “le maintien de la sécurité est prioritaire”, a-t-il dit. Ceci étant, l’opération de paix au Mali, où sont présents quelque 13 000 militaires et policiers, est l’une des plus meurtrières pour l’ONU dans le monde. Depuis le déploiement des Casques bleus en juillet 2013, l’organisation déplore 102 morts dans ses rangs, victimes d’actes hostiles. Le dernier en date est l’attaque menée mercredi matin contre une mission de ravitaillement de la Minusma par des individus armés soupçonnés d’être des radicaux. Cela s’est passé dans la zone de Tarkint, dans la région de Gao. Le bilan fait état d’au moins six civils tués, deux autres blessés dont un chauffeur porté disparu.
Il y a eu six autres civils rescapés, mais dans un état de choc. Les assaillants ont également brûlé 5 camions et 2 autres ont été immobilisés. Les blessés ont été évacués à Gao par une mission composée d’éléments des forces armées.  


Merzak T./Agences


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