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A la une / International

Alors que deux importants mouvements terroristes ont scellé leur alliance

Multiplication des attaques dans le nord du Mali

Retour en force de l’activité terroriste dans la région nord du pays. © D R

Une alliance entre le mouvement récemment créé par Iyad Ag Ghali et le groupe dirigé par Abou Adnan Walid Sahraoui fait craindre le pire au Mali et dans tout le Sahel.

Des camps de la Mission multidimensionnelle de l’ONU au Mali (Minusma) à Kidal (nord) ont été la cible de nouvelles attaques terroristes que les Casques bleus ont repoussées dans la soirée du vendredi, a-t-on appris hier de sources locales, relayées par des médias maliens. Un Casque bleu a été grièvement blessé, selon la même source. Dans une information rapportée par RFI, il y a eu plusieurs attaques simultanées qui étaient violentes et ont duré plusieurs heures.
Citant des sources villageoises, les assaillants auraient même tenté de contrôler deux check-points tenus par les soldats de la Minusma, dont une position de son principal camp n’a pas échappé, elle aussi, à l’assaut des terroristes lourdement armés. Alertées, les forces françaises de l’opération Barkhane sont intervenues, en appui aux Casques bleus, pour repousser ces attaques, de plus en plus répétitives dans le nord du Mali, mais également dans les pays voisins du Mali, à leur tête le Niger, où les terroristes ont multiplié leurs attaques contre les forces armées locales, s’en prenant aussi aux patrouilles de l’armée américaine.
La fragilité de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, est l’une des raisons de ce retour en force de l’activité terroriste dans la région nord du pays. Un redéploiement terroriste également favorisé par le jeu trouble des ex-rebelles et signataires de l’accord de paix, dont des membres sont accusés d’accointance avec les groupes terroristes et de banditisme. Toutefois, l’on ignore encore si ces attaques sont le résultat de cette nouvelle alliance que vient de conclure le chef terroriste targui Iyad Ag Ghali avec le leader la branche sahélienne de l’autoproclamé État islamique (Daech), Abou Adnan Nabil Sahraoui.
Ce membre dissident d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a lancé, il y a quelques mois, l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) et a fait allégeance à Daech. Cette alliance, plutôt surprenante, avec  le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) d’Iyad Ag Ghali, issu de la fusion de cinq groupes terroristes , dont Aqmi, fait peser le pire dans le Sahel.
D’après certaines sources sécuritaires, de nouveaux terroristes sont venus récemment renforcer les rangs de l’EIGS et du GSIM. Les nouvelles recrues seraient majoritairement des terroristes étrangers ayant fui le terrain de combat en Syrie et en Irak, où le mouvement fondé par Abu Bakr al-Baghdadi est quasiment anéanti. D’autres combattants viendraient de Libye, où Daech a été défait, même si l’on n’écarte pas la possibilité de son retour dans ce pays très instable depuis la chute de l’ancien régime de Tripoli, fin 2011, suite à l’intervention de l’Otan contre le défunt guide libyen Mouammar Kadhafi. Pour rappel, la majorité des attaques terroristes commises au Niger ou à la frontière entre le Mali et le Niger est l’œuvre de Nabil Sahraoui.


Lyès Menacer

 


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