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A la une / International

Démissions en cascade à quelques mois de la présidentielle

Nidaa Tounes dans la tourmente

Mustapha Ben Ahmed, porte-parole du nouveau bloc parlementaire “la coalition nationale”. ©D. R.

Les ambitions démesurées de Hafedh Caïd Essebsi, le fils du président tunisien, sont en grande partie à l’origine de la déconfiture de Nidaa Tounes, le parti au pouvoir et allié des islamistes d’Ennahda au gouvernement.

Le parti au pouvoir s’est encore enfoncé dans la crise qu’il vit depuis des mois, avec la démission de huit autres députés samedi soir et qui ont rejoint la nouvelle coalition nationale formée de 33 parlementaires issus de différents horizons politiques et présidée par Mustapha Ben Ahmed. Ces nouveaux départs s’ajoutent à une série de démissions des cadres de ce parti qui vit depuis des mois au rythme des luttes intestines, opposant le fils du président Béji Caïd Essebsi à ses détracteurs de la direction et des structures régionales.
Au total, ce sont 32 députés qui ont quitté le parti depuis sa victoire aux législatives de 2014, auxquels pourraient s’ajouter dans les prochaines jours 15 autres parlementaires qui rejoindraient probablement la nouvelle coalition nationale lancée en fin de semaine dernière, selon les médias tunisiens. Les ambitions démesurées de Hafedh Caïd Essebsi, le fils du président tunisien, sont en grande partie à l’origine de la déconfiture de Nidaa Tounes, le parti au pouvoir et allié des islamistes d’Ennahda au gouvernement. Cette alliance contre nature est loin de plaire aux Tunisiens qui font part quotidiennement de leur déception et qui l’ont réaffirmé en désertant les bureaux de vote lors des dernières élections locales du 6 mai 2018, avec un taux de participation qui a difficilement atteint les 35%. Ce manque d’enthousiasme des électeurs et la crise interne qui secoue Nidaa Tounès a un nom : Youssef Chahed. Le Premier ministre est au cœur du problème et des luttes. Plusieurs parties tentent depuis des mois de l’évincer, lui reprochant l’échec de sa politique pour relancer l’économie du pays, presque en ruine depuis la révolution populaire de 2010 ayant entraîné la chute de l’ancien régime de Zine al-Abidine Ben Ali.
Alors que certains lui reprochent d’avoir des ambitions personnelles, à la veille de la présidentielle de 2019, Youssef Chahed balaie toutes ses accusations et affirme être victime d’une cabale du fils du président et de ses soutiens qu’il montre du doigt comme étant à l’origine de la crise politique qui détruit petit à petit Nidaa Tounès et qui a également fait perdre aux Tunisiens toute confiance en leur gouvernement.
Lâché par Béji Caïd Essebsi, le Premier ministre bénéficie aujourd’hui du soutien de la Coalition nationale qui le défend face aux manœuvres des islamistes d’Ennahda et des partisans de Hefadh Essbesi, en raison de la guerre qu’il a déclarée contre la corruption il y a près d’un an.
D’ailleurs, Nidaa Tounes a accouché d’un communiqué accusant le Chef du gouvernement d’être derrière la saignée qui a touché le parti et qui a pourtant commencé avant même son arrivée à la tête de l’exécutif.

Lyès Menacer


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