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A la une / International

Sollicité par l’Onu

Ottawa refuse le prolongement de sa mission militaire au Mali

Le Canada n’envisage pas de prolonger la mission de déploiement militaire au Mali comme le lui demandent les Nations unies. Ottawa a mobilisé, depuis août dernier, une force opérationnelle de quelque 250 soldats et des équipements militaires dont des hélicoptères pour prêter main-forte à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). “La mission sera terminée à la fin du mois de juillet 2019”, a souligné laconiquement la porte-parole du ministre de la Défense, Byrne Furlang, citée par l’agence canadienne La Presse. Le contingent canadien a été déployé début août dernier pour une durée d’une année, pour suppléer le départ des Allemands. Après le départ des Canadiens, c’est la Roumanie qui devrait prendre le relais. Or les Roumains risquent de retarder leur arrivée à Bamako, selon des informations recoupées. On parle du mois d’octobre comme échéance la plus rapprochée. D’ailleurs, le ministre canadien de la Défense était récemment en visite officielle à Bucarest pour évoquer la question. La situation sécuritaire sur le terrain au Mali ne permet pas une aussi grande période de flottement. C’est pourquoi l’ONU a sollicité le Canada pour prolonger sa mission au Mali. Lancée en 2013, la Minusma s’avère la mission onusienne la plus dangereuse avec plus de 180 morts, entre experts et militaires. Outre les rebelles touareg, des groupes islamistes sévissent aussi dans cette région sahélienne en passe de devenir une véritable poudrière avec le bourbier libyen. Et la crise malienne ne fera que compliquer davantage la situation. La contribution du Canada a été des plus précieuses à la mission onusienne. Le déploiement militaire du Canada au Mali participe de cette volonté de lobbying international dans l’espoir de reconquérir un siège au Conseil de sécurité de l’ONU. Son dernier mandat de deux ans remonte à l’année 2000. L’Algérie et le Canada coprésident le Groupe de travail sur le Sahel du Forum global de lutte contre le terrorisme (FGCT), un mécanisme installé en 2011. Les deux pays ont déjà exprimé leur disponibilité à travailler ensemble à “la vulgarisation de la culture de la paix, de la sécurité, de la tolérance et de la stabilité dans le monde”.

De Montréal : Yahia Arkat


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