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A la une / International

Frontière franco-italienne

Oxfam dénonce la maltraitance des enfants migrants

La gestion de la crise migratoire à la frontière franco-italienne a fait l’objet d’un rapport accablant de l’ONG Oxfam qui met en évidence “l’échec de la France et de l’Italie à aider les réfugié(e)s et migrant(e)s échoué(e)s à la frontière” entre les deux pays. “À Vintimille, à proximité de la frontière entre l'Italie et la France, des réfugié(e)s et d'autres migrant(e)s errent sans accès aux services fondamentaux. Des hommes, des femmes et des enfants sont évincés du système d'asile italien qui ne parvient pas à répondre à leurs besoins élémentaires en matière de sécurité, d'information et d'éducation”, lit-on dans “Nulle part où aller”, le rapport publié par Oxfam durant le week-end, soulignant que “de l'autre côté de la frontière, la police française maltraite les mineur(e)s et les renvoie en Italie en violation de la législation française et européenne. Piégées, des centaines de personnes sont dans l'incapacité de bénéficier d'un soutien quelconque. L’ONG fournit des chiffres hallucinants sur le nombre impressionnant des enfants migrants et réfugiés voyageant seuls. “Au moins 16 500 migrants (dont un quart sont des enfants) ont passé la frontière par la ville de Vintimille entre juillet 2017 et avril 2018, un chiffre qui devrait augmenter pendant l’été”, note l’ONG, rappelant qu’en 2017, un total de “17 337 enfants sont arrivés en Italie, parmi lesquels 15 779 (91%) étaient non accompagnés. Ils représentent la vaste majorité des enfants migrants non-accompagnés qui sont arrivés dans les pays européens en 2017”, lit-on par ailleurs dans le communiqué résumant le rapport. “Les enfants signalent avoir été maltraités physiquement et verbalement, et détenus de nuit dans des cellules sans eau, sans nourriture, sans couvertures, et sans avoir accès à un tuteur officiel, ce qui est contraire aux lois françaises et européennes en vigueur”, détaille l’ONG, ajoutant que “le personnel d’Oxfam et les partenaires impliqués font état de cas où les gardes-frontières coupent les semelles de chaussures des enfants migrants ou volent leur carte SIM”.  Pour Claire Le Privé, responsable de la campagne humanitaire d’Oxfam France : “Les enfants, femmes et hommes fuyant la persécution et la guerre ne devraient pas avoir à souffrir encore d’abus et de négligence de la part des autorités françaises et italiennes. (…) Ces personnes désirent simplement une chose : demander l’asile dans un pays où résident les membres de leur famille. Or, leurs démarches sont entravées à la moindre occasion.”


L. M.


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