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L’internationale

Pékin et l'arme du pétrole contre Kim Jong-Un

Après le lancement par la Corée du Nord d'un énième missile, Washington exige de nouveau de la Chine qu'elle accroisse la pression sur Pyongyang en restreignant notamment ses exportations de pétrole. Cinq questions sur un éventuel embargo de brut et les réticences chinoises. Pékin a approuvé cette semaine une huitième volée de sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU, prévoyant de limiter les livraisons de brut à destination du régime de Kim Jong-Un, dont il reste le principal allié. Mais le géant asiatique continue de s'opposer à un embargo pétrolier intégral. Les estimations varient grandement et la Chine n'a plus publié depuis au moins 2014 de chiffres sur ses exportations pétrolières vers la Corée du Nord. L'Agence d'information sur l'énergie (EIA) des États-Unis estime que le pays consommait l'an dernier 15 000 barils de brut par jour, l'essentiel provenant de Chine et alimentant l'unique raffinerie du pays. Une grande partie est utilisée et stockée par l'armée nord-coréenne, notamment pour les besoins de son programme nucléaire et balistique, estime Wang Peng, expert de l'université Fudan à Shanghai. “À court terme, un arrêt total des livraisons de pétrole n'affecterait guère les programmes nucléaire et balistique, l'armée ayant ses propres réserves stratégiques”, observe Jingdong Yuan, professeur à l'Université de Sydney. Pour elle, le régime “ne s'effondrerait donc pas soudainement”, mais la situation se compliquerait avec le temps, faute de carburants alternatifs pour les opérations militaires (camions, lanceurs de missiles, avions), explique Mme Yuan. Au bout du compte, priver de brut le régime de Kim Jong-Un lui serait “fatal”, estime Oh Joon, ancien ambassadeur de Corée du Sud aux Nations unies. Mais la Chine demeure horrifiée par l'idée d'un effondrement brutal de son voisin, qui pourrait déboucher sur une situation chaotique, un afflux de réfugiés et surtout une réunification de la péninsule sous les auspices des forces militaires américaines. Or, “si les sanctions se durcissent trop vite, il n'y aura plus guère de chances d'une résolution de la crise par le dialogue”, observe Joost van Deutekom, analyste du cabinet China Policy. Un embargo pourrait néanmoins être appliqué par étapes très progressives, juge-t-il. Autre facteur possible: Pékin peut redouter la réaction des Nord-Coréens. “Il seront très certainement furieux contre la Chine si elle cesse ses livraisons de brut”, insiste Jingdong Yuan. De quoi nourrir la crainte d'un total renversement géopolitique, abonde l'expert Wang Peng. Selon lui, en coupant les vivres à son turbulent voisin, la Chine risque de susciter sa colère. Mis au pied du mur, Pyongyang pourrait être tenté de “se tourner vers les États-Unis pour tâcher de s'entendre avec eux, une dynamique qui changerait complètement la donne en Asie du Nord-Est”.

R. I./Agences


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