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A la une / International

Quatrième session du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique

Plusieurs mécanismes sécuritaires pour peu de résultats

La quatrième édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique s’est ouverte hier dans la capitale sénégalaise, en présence de trois chefs d’État et plusieurs chefs de gouvernement ainsi que des partenaires étrangers. Pour les présidents, il s’agit du Rwandais Paul Kagamé, du Malien I. B. Keita et du Sénégalais Macky Sall. La France qui est derrière ce forum, lancé au sommet de l’Élysée en 2013, est représentée par la ministre de la Défense, Florence Parly. Cette édition est placée sous le thème de “Défis sécuritaires actuels en Afrique : pour des solutions intégrées”, avec un accent particulier sur les nouveaux enjeux stratégiques du continent. Participent à cette rencontre, selon l’agence de presse du Sénégal, APS, quelque 500 invités, outre les responsables politiques, institutionnels et partenaires étrangers, des experts et des universitaires, des militaires ainsi que de multiples acteurs de la paix et de la sécurité. Autrement dit, des spécialistes des questions stratégiques et sécuritaires. Comme la rencontre est ouverte à la société civile et aux organisations internationales.
Malgré ses louables objectifs, la mise en place d’un tel forum, créé en parallèle avec d’autres organismes et mécanismes de même type, renvoie l’image d’une France qui repart à la conquête du continent en empruntant la voie détournée de la coopération sécuritaire. Surtout qu’elle a encouragé la création de plusieurs autres formats, à l’instar de l’organisme de renseignement et de veille sécuritaire de la Cédéao, du G5 Sahel qui reposent sur les mêmes paradigmes et élaborent les mêmes stratégies pour le même objectif. Cela même si dans leurs discours les dirigeants africains mettent l’accent sur une réponse militaire commune, une solution africaine face au terrorisme.
Ce qu’a d’ailleurs rappelé Macky Sall hier, à l’ouverture des travaux du forum qui durent deux jours. Mais ce dessein demeure prisonnier à la fois de la faiblesse des forces militaires locales et des politiques, à bien des égards, dépendant de l’Élysée, et dont l’accession et la survie au pouvoir dépendent de l’assentiment français, dans souvent des cas. Cela d’autant plus que la France fait maintenant face à une féroce concurrence d’autres puissances.

Djilali B.


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